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L’industrie cosmétique française en plein boom malgré un contexte économique incertain



L'industrie cosmétique française en plein boom malgré un contexte économique incertain

Portée par une demande dynamique, l’industrie cosmétique tricolore continue d’augmenter ses capacités de production avec deux usines créées chaque jour.

C’est une filière qui pèse 45 milliards d’euros de chiffre d’affaires et qui ne cesse de se développer. Malgré un contexte économique incertain, l’industrie cosmétique en France ne cesse de croître avec deux entreprises créées par jour. L’Hexagone est même le premier exportateur mondial avec 16,2 milliards d’euros en 2021 et 5 milliards d’euros rien qu’au premier trimestre 2022.

La dynamique est telle que la maison-mère de Corinne de Farme a annoncé cette semaine le doublement de ses capacités de production près de Lille tandis que le pôle de compétitivité Cosmétic Valley continue de s’étendre en s’alliant avec la région Ile-de-France. « On est dans une phase d’investissements très forte », confirme le syndicat du secteur.

De son côté, le fabricant français de produits cosmétiques et de désinfection Sarbec Cosmetics a finalisé un investissement de 25 millions d’euros sur son site historique de Neuville-en-Ferrain (Nord). 150 emplois supplémentaires sont prévus d’ici à 2025. Le projet a permis de doubler les capacités de production.

« Lipstick effect »

En marge du forum international Consumer good’s forum, le géant L’Oréal a confirmé la tendance et s’est dit confiant pour les perspectives de l’industrie de la beauté, portée par une demande toujours dynamique. « On voit un marché en accélération », a confirmé sur BFM Business Alexis Perakis-Valat, directeur général produits Grand Public chez L’Oréal. On a fait 6,9% de croissance au premier trimestre, en accélération par rapport au 4e trimestre 2019. On est très optimiste pour le futur ».

Si d’autres secteurs sont confrontés à la prudence des consommateurs dans un contexte de pressions inflationnistes, l’industrie cosmétique semble elle profiter du « lipstick effect ». Un concept selon lequel « dans les périodes d’incertitudes et de crise, les consommateurs dirigent leurs dépenses vers des produits plaisir », souligne Alexis Perakis-Valat. « C’est un peu ce qu’on est en train de vivre en ce moment, amplifié par le fait qu’on est en sortie de Covid et que les gens ont envie de profiter de la vie après ces mois de privation », ajoute-t-il.

En outre, « grâce au digital, les consommateurs partout dans le monde sont beaucoup mieux informés qu’avant (…) et plus vous êtes informés sur un secteur, plus vous êtes exigeants, plus vous êtes à la recherche de produits de qualité, plus vous sophistiquez vos routines et cela est aussi un grand moteur de croissance de l’industrie cosmétique », poursuit Alexis Perakis-Valat dont la division Grand Public représente les deux tiers des produits L’Oréal et un chiffre d’affaires de 12,2 milliards d’euros.

Désormais, l’une des préoccupations principales de la filière est surtout de faire en sorte que la production suive la demande: « Ca tire sur tout », confie un gros acteur du secteur.

Pauline Tattevin avec Paul Louis



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