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plus de 9 PME sur 10 ne trouvent pas le « bon profil »



plus de 9 PME sur 10 ne trouvent pas le "bon profil"

Selon un sondage de la CPME, 94% des PME qui cherchent à recruter peinent à trouver le « bon profil », la première cause étant l’absence de candidat (74%), devant le manque de compétences (47%).

Plus d’une très petite entreprise ou PME sur deux (51%) cherche à recruter mais 94% d’entre elles ont des difficultés à trouver le « bon profil », selon un sondage* publié ce mardi par la Confédération des petites et moyennes entreprises (CPME). La première cause évoquée par les dirigeants interrogés est l’absence de candidat pour 74% d’entre eux, devant le manque de compétences (47%).

Les résultats de cette enquête corroborent d’autres études de la Banque de France sur l’ensemble des entreprises, qui montrent que les difficultés de recrutement ont atteint en juin un niveau inédit depuis un peu plus d’un an que l’institution mesure ce phénomène.

Ces difficultés s’expliquent par des raisons conjoncturelles – la forte reprise économique après la récession de 2020 et le changement de secteur d’activité de nombre de salariés avec la crise du Covid-19 – mais aussi par des lacunes structurelles du marché du travail français, comme le manque de qualification particulièrement recherchée (informatique, etc.).

« Le sujet c’est la formation, et avant la formation, l’orientation. On a formé pendant des années, je dirais presque des décennies, des jeunes dans des filières qui recrutent moins », a souligné sur BFM Business François Asselin, président de la CPME.

Relation au travail

« Cette problématique est d’autant plus aiguë qu’un dirigeant sur quatre est confronté à un turn-over important » de ses effectifs, souligne la CPME. Selon le sondage de l’organisation professionnelle, les raisons de ce « turn-over » sont le souhait de changer de secteur (51%) et celui de se consacrer à autre chose qu’à leur vie professionnelle (53%). « Comme si la relation au travail devenait secondaire dans les priorités de la vie », relève François Asselin. Près d’un tiers (33%) évoquent aussi le souhait des salariés d’aller travailler chez un concurrent plus offrant, note la CPME.

Dans ce contexte, couplé à une inflation inédite depuis 40 ans, 65% des dirigeants ont décidé d’augmenter les salaires cette année et 40% l’ont fait pour tous leurs salariés. Celles qui ne l’ont pas fait invoquent dans 78% des cas le manque de capacité financière de l’entreprise. Par ailleurs, 68% des dirigeants de TPE et PME affirment avoir versé « récemment » des primes à leurs salariés (individuelles ou collectives comme la prime exceptionnelle de pouvoir d’achat).

Face aux difficultés de recrutement, François Asselin juge le système français d’assurance-chômage « perfectible ». Il « n’est pas assez efficace », a-t-il déploré mardi, cinq jours après l’annonce par le président Emmanuel Macron du lancement « dès cet été » d’une nouvelle réforme de l’assurance-chômage. « Le meilleur système assurantiel en terme de chômage, c’est celui qui indemnise correctement celui qui a un accident de parcours professionnel mais qui en même temps le raccroche au marché de l’emploi », estime François Asselin.

*Le sondage de la CPME a été réalisé sur la base de 2362 réponses de dirigeants de TPE et PME à un questionnaire en ligne réalisé entre le 16 juin et le 12 juillet.



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