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les difficultés des entreprises se résorbent petit à petit



les difficultés des entreprises se résorbent petit à petit

Si elles demeurent à un niveau élevé, les difficultés d’approvisionnement et de recrutement des entreprises tendent à se tasser une nouvelle fois en juillet, selon une enquête de la Banque de France. De moins en moins de dirigeants déclarent par ailleurs augmenter leur prix de vente.

Malgré un environnement économique encore difficile, les tensions se résorbent pour le troisième mois consécutif. En juillet, les difficultés d’approvisionnement des entreprises françaises ont à nouveau reculé tout en restant à un niveau élevé, selon la Banque de France. Parmi les 8500 dirigeants interrogés, 57% jugent que les difficultés d’approvisionnement ont pesé sur leur activité, contre 59% en juin. Cette proportion avait atteint un plus haut en avril (64%) dans l’industrie.

« Cette dynamique d’ensemble masque des différences » entre les différents secteurs industriels, tempère toutefois la Banque de France. Si les difficultés d’approvisionnement reculent nettement dans la métallurgie (39% en juillet, contre 44% en juin), dans les équipements électriques (58%, contre 66%) ou l’automobile (73%, contre 86%), elles augmentent dans l’industrie pharmaceutique (47%, contre 45%) et dans les « autres produits industriels » (63%, contre 56%).

Les hausses de prix ralentissent

Le recul des difficultés d’approvisionnement s’accompagne également d’un « ralentissement de la progression des prix des matières premières (et, dans une moindre mesure, des prix de vente de produits finis) », relève encore la banque centrale tricolore. C’est notamment le cas dans l’industrie manufacturière au sein de laquelle un quart des chefs d’entreprise (25%) disent avoir augmenté leur prix de vente en juillet, soit 4 points de moins en un mois. La proportion de dirigeants à déclarer avoir augmenté leur prix le mois dernier demeure malgré tout élevée dans l’agro-alimentaire (42%) ou dans l’industrie chimique (37%).

Si l’on regarde par grand secteur, cette part devrait reculer à 14% dans l’industrie en août (contre un peu plus de 25% en juillet et près de 50% en avril, le niveau le plus haut). Même constat dans les services où la proportion de chefs d’entreprise qui augmenteront leurs prix de vente ce mois-ci est attendue à 14% (contre 25% en juillet). Dans le bâtiment, cette part devrait rester stable par rapport à juillet (30%) mais nettement en deça du niveau d’avril (65%).

Les difficultés de recrutement reculent, sauf dans le tertiaire

Les difficultés de recrutement quant à elles se résorbent légèrement. 58% des chefs d’entreprises affirment en recontrer encore (-1 point sur un mois). Mais la baisse s’observe uniquement dans le bâtiment (61%, -3 points) et l’industrie (49%, -1 point), et non dans les services (61%, +2 points).

Et pour cause, « parmi les dix secteurs présentant les plus fortes proportions de difficultés de recrutement en juillet 2022, sept correspondent à des activités de services aux entreprises », souligne la Banque de France. Sont notamment concernées les activités d’architecture et d’ingénierie (73%, +7 points), la programmation et conseil (73%, +3 points) ou les activités de services à la personne (61%, +4 points).

En revanche, c’est une activité industrielle qui fait face aux plus grandes difficultés de recrutement. Il s’agit de l’aéronautique avec près de 8 dirigeants sur 10 (78%) qui y sont confrontés (+7 points).



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