fbpx

Le PIB britannique s’est contracté de 0,1% au 2e trimestre



Le PIB britannique s'est contracté de 0,1% au 2e trimestre

Sur le seul mois de juin, le PIB du Royaume-Uni s’est contracté de 0,6% en raison de la faible activité durant les célébrations du jubilé de la reine Elizabeth II.

Le produit intérieur brut britannique (PIB) s’est contracté de 0,1% au deuxième trimestre alors que la crise du pouvoir d’achat qui sévit dans le pays devrait s’aggraver à l’automne. L’activité a fléchi à cause d’un ralentissement des services, notamment médicaux et sociaux liés au coronavirus, à l’instar de la campagne de dépistage du virus qui employait des milliers de personnes.

Ce repli a été partiellement compensé par une reprise dans le tourisme ou la restauration, notamment grâce à la levée des restrictions sanitaires, détaille l’Office national des statistiques (ONS) vendredi. Au premier trimestre, la croissance avait atteint 0,8%.

Sur le seul mois de juin, l’activité s’est contractée de 0,6%, après une progression de 0,4% en mai (chiffre révisé) à cause notamment de l’impact des célébrations du jubilé de la reine Elizabeth II, qui a donné lieu à deux jours non travaillés, précise l’ONS vendredi.

« Trop tôt pour parler de récession »

Le PIB au deuxième trimestre dépasse de 0,6% son niveau de la même période avant la pandémie. Le repli au deuxième trimestre « était largement attendu vu l’impact des jours fériés pour le Jubilé », estime Alpesh Paleja, économiste principal du CBI. Il ajoute que la forte hausse des tarifs de l’électricité qui entrera en vigueur à partir d’octobre devrait assombrir les perspectives économiques cet automne en pesant sur un budget des ménages déjà sous pression avec une inflation à 9,4%.

Pour l’économiste de KPMG Yael Selfin, il est « trop tôt pour parler de récession » mais « nous attendons un ralentissement plus prononcé de l’économie vers la fin de l’année ». Elle note qu’outre l’inflation qui flambe, le relèvement des taux d’intérêt rend le remboursement des prêts immobiliers plus coûteux, beaucoup étant indexés au Royaume-Uni.

La Banque d’Angleterre a annoncé la semaine dernière une hausse de ses taux directeurs d’un demi-point de pourcentage, mesure drastique pour contrer l’inflation qui va encore accélérer et va selon elle plonger le Royaume-Uni en récession pour plus d’un an à partir de la fin de cette année.



Lire la suite
www.bfmtv.com

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.