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Après des années de scandales, Johnson & Johnson va arrêter de vendre son talc pour bébé



Après des années de scandales, Johnson & Johnson va arrêter de vendre son talc pour bébé

Le groupe américain a été poursuivi en justice après des cas de cancers de l’ovaire, provoqué selon les plaignantes, par la présence d’amiante dans le talc. Le géant pharmaceutique a toujours contesté ces accusations.

Deux ans après l’arrêt de sa vente aux États-Unis, Johnson & Johnson a annoncé ce jeudi qu’il cessera de vendre son talc pour bébé dans le reste du monde en 2023. En réalité, le talc – un silicate de magnésium hydraté – sera remplacé par une poudre à base de fécule de maïs. Un produit « déjà vendu dans le monde entier » assure le groupe dans un communiqué.

Si le géant pharmaceutique assure que ce virage stratégique est une manière de « fournir une innovation durable » aux consommateurs, c’est surtout la fin d’un scandale judicaire qui colle à la peau de J&J depuis plusieurs années.

Aux États-Unis, l’entreprise a été condamnée pour son talc, accusé d’avoir causé des cancers des ovaires en raison de la présence d’amiante dans la poudre. Une enquête de Reuters en 2018 indiquait que J&J savait que son talc pouvait afficher parfois de légères quantités d’amiante.

Les condamnations de jurys populaires se sont alors multipliés outre-Atlantique avec des amendes lourdes à la clé.

Filiale en faillite

Néanmoins, les expertises indépendantes et les contrôles effectués régulièrement par la Food and Drug Administration américaine n’ont jamais mis en évidence une telle contamination à l’amiante.

Malgré l’arrêt des ventes, J&J a de nouveau assuré dans son communiqué l’innocuité de son talc, produit aux États-Unis par une filiale du français Imerys. Dans le pays, les ventes avaient lourdement chuté. En octobre, les créances liées à l’activité du talc ont été placées dans une filiale, elle-même mise en faillite pour interrompre les poursuites judiciaires.

Vendu depuis 130 ans, le talc de J&J – connu aussi pour son vaccin anti-Covid – était devenu un des produits phares du groupe.

Thomas Leroy Journaliste BFM Business



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