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le paquebot géant qui se veut écolo reste néfaste pour le climat



le paquebot géant qui se veut écolo reste néfaste pour le climat

Malgré des velléités écologiques affichées, le carburant et la taille du navire de tourisme devraient bel et bien endommager la biodiversité sur son passage.

7600 passagers, 365 mètres de long, 7 piscines… Face à de tels chiffres, la question de l’impact environnemental du futur paquebot Icon of the Seas interpelle. Alors que les réservations pour prendre place à bord de ce navire de tourisme ont débuté fin octobre, l’industrie des bateaux de croisière est régulièrement pointée du doigt.

Ils arrivent ainsi souvent dans les ports aux écosystèmes fragiles, qu’ils abîment par leur taille notamment, soulignait l’Organisation mondiale du Tourisme, qui dépend de l’ONU, dans un rapport de 2016. Ce dernier mentionne aussi la pollution de l’air causée par ces navires, qui « brûlent du carburant alors qu’ils sont amarrés à une destination sans système d’épuration adéquat ».

Une revue de la littérature sur le sujet, publiée dans le Marine Pollution Bulletin en décembre 2021, estime qu’en sept jours, les passagers d’une croisière en Antarctique émettent autant de CO2 que l’Européen moyen pendant une année entière. Un paquebot comme l’Icon of the Seas « pollue infiniment plus qu’un avion », assure ainsi François Gemenne, chercheur spécialiste des politiques du climat et co-auteur du dernier rapport du Giec, sur BFMTV ce lundi.

Pour l’Icon of the Seas, la Royal Caribbean International met en avant son utilisation du gaz naturel liquéfié (GNL) comme le « fioul marin le plus propre ». C’est aussi l’argument du croisiériste suisse MSC, qui a dévoilé en octobre son « MSC World Europa », premier paquebot construit en France propulsé au GNL et présenté comme le moins polluant de la flotte mondiale. « Il faut rappeler que le gaz reste une énergie fossile », donc le GNL émet également du CO2, soulignait lundi François Gemenne sur BFMTV. « Le gaz sous toutes ses formes est constitué de méthane, un gaz à effet de serre dangereux », explique l’ONG Les amis de la Terre dans un rapport de juillet.

« Le GNL est particulièrement néfaste pour le climat en raison de sa chaîne d’approvisionnement longue et complexe, ce qui signifie plus de possibilités de fuite de méthane ».

L’ONG classe chaque année les principales compagnies de croisières selon leur action en faveur de l’environnement. Les critères pris en compte sont le traitement des eaux usées, la réduction de la pollution de l’air, la qualité de l’eau et la transparence. En 2022, Royal Caribbean se classe parmi les derniers, avec la note minimale pour trois des quatre critères.



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