les salariés non-vaccinés menacés de licenciement


Les salariés américains du groupe ont jusqu’au 18 janvier pour présenter leur schéma vaccinal. Les récalcitrants seront mis à pied.

Google hausse le ton face à ses salariés non-vaccinés. Un courrier interne à la société consulté par le média CNBC révèle les nouvelles mesures prises par la firme. Les effectifs américains opposés à la piqûre risquent de lourdes sanctions. Dans le pire des cas, ils seront licenciés.

Le mémo envoyé par la direction détaille la procédure menant à la fin du contrat. Les personnes qui ne seront pas conformées à la vaccination obligatoire le 18 janvier seront placées en «congé administratif rémunéré» pour une durée de 30 jours. Ensuite, l’entreprise les placera en «congé personnel non rémunéré» pour une durée maximale de six mois. Au-delà de cette période, les réfractaires seront remerciés.

La société a tout de même laissé la possibilité de signaler l’impossibilité de recevoir l’injection pour motif religieux ou de santé. Des exceptions traitées au cas par cas.

Le groupe de Sundar Pichai applique les directives de l’administration Biden. Les autorités américaines ont demandé à toutes les entreprises de plus de 100 salariés de s’assurer de la vaccination, ou de la présentation de tests négatifs réguliers, de la totalité de leur main-d’œuvre. Une mesure fédérale encore contestée dans les tribunaux américains. Google a malgré tout suivi les consignes de la Maison Blanche et a commencé à recenser début décembre le statut vaccinal de l’ensemble de ses effectifs américains.

Retour en présentiel

Au sein de la société, l’obligation passe mal. Fin novembre, un manifeste signé par 600 travailleurs a été adressé à la direction du groupe Alphabet. Il sommait les dirigeants de renoncer à leur règle et demandait à l’ensemble des salariés de «s’opposer par principe à l’obligation». Une requête restée sans réponse.

Si l’entreprise accentue sa pression, c’est aussi pour préparer un retour progressif en présentiel. Les locaux devraient à nouveau accueillir des personnes dans ses locaux, deux à trois journées par semaine, à partir de la mi-janvier. Le variant Omicron jette une ombre sur les projets de reprise. Les États-Unis déploraient plus de 116.000 nouvelles infections au Covid-19 sur la seule journée du 14 décembre.



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