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Softbank hypothèque sa participation dans Alibaba


Softbank a affiché en mai dernier une perte record de 27 milliards de dollars sur la valeur de son fonds d’investissement Vision Fund. ANDREW KELLY/REUTERS

L’opération permettra à Softbank de se refaire une santé financière tout en conservant la possibilité de racheter à terme ses titres Alibaba.

Les liens entre Masayoshi Son, le Japonais fondateur de Softbank, et Jack Ma, le Chinois à l’origine du champion de l’e-commerce Alibaba, se distendent. La fortune du premier a été d’investir très tôt dans le succès du second. Mais l’histoire tourne.

Selon le Financial Times, Softbank a sécurisé un apport d’argent frais de 22 milliards de dollars en cédant des options sur une partie de sa participation dans Alibaba. Cela lui permettra de se refaire une santé financière tout en conservant la possibilité de racheter à terme ses titres Alibaba.

Il y avait urgence. Car, touché de plein fouet par le krach des valeurs technologiques à travers le monde, Softbank a affiché en mai dernier une perte record de 27 milliards de dollars sur la valeur de son gigantesque fonds d’investissement Vision Fund. Masayoshi Son avait alors promis aux investisseurs qu’il veillerait à faire rentrer du cash plutôt que de continuer à faire des paris sur les valeurs technologiques.

Ce n’est pas la première fois que le fonds japonais recourt ainsi à des ventes à terme sur Alibaba. Ces dernières années, il aurait déjà vendu la moitié de sa participation dans le géant chinois grâce à ce système d’options. Aujourd’hui, la question est de savoir si Softbank pourra maintenir un niveau de participation suffisant pour conserver son siège au conseil d’administration d’Alibaba. Softbank, qui a dû faire face aux difficultés de WeWork, dispose encore de belles poires pour la soif. Après avoir fusionné l’opérateur américain Sprint avec T-Mobile, la filiale de Deutsche Telekom, il a cédé une partie des titres de T-Mobile. Il espère également mettre rapidement en Bourse sa filiale britannique Arm, spécialisée dans les semi-conducteurs, après avoir dû renoncer à la vendre à Nvidia pour 40 milliards de dollars.



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