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L’ONU presse Musk de faire respecter les droits de l’Homme sur Twitter



L'ONU presse Musk de faire respecter les droits de l'Homme sur Twitter

Annonces de changements majeurs, licenciements massifs… La première semaine agitée de Twitter sous l’ère Elon Musk s’est terminée par un appel pressant de l’ONU pour le respect des droits de l’Homme. Le Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l’Homme Volker Türk a pressé samedi 5 novembre le nouveau propriétaire de Twitter Elon Musk de s’assurer que ces droits soient respectés sur le réseau social. « Je vous demande instamment de faire en sorte que les droits humains soient au centre du management de Twitter sous votre direction », a écrit Volker Türk dans une lettre ouverte, où il dit son « appréhension au sujet de notre place publique numérique et du rôle de Twitter dans celle-ci ».

« Le respect de nos droits humains partagés devrait tenir lieu de garde-fous pour l’utilisation et l’évolution de la plateforme » et « comme toutes les entreprises, Twitter doit comprendre les dommages associés à sa plateforme et prendre des mesures pour y remédier », a-t-il ajouté. En ce sens, les informations selon lesquelles Elon Musk a limogé toute l’équipe de Twitter qui était dédiée aux droits de l’Homme ne sont « pas, de mon point de vue, un début encourageant », a regretté Volker Türk.

La moitié des salariés licenciés

Elon Musk, l’homme le plus riche du monde, a pris le contrôle de Twitter le 28 octobre, après avoir acheté le réseau social à l’oiseau bleu 44 milliards d’euros. Il en aussitôt dissous le conseil d’administration, congédié les dirigeants, avant de licencier environ la moitié des 7.500 salariés.

Le Haut-Commissaire aux droits de l’Homme, qui a justement publié sa lettre ouverte sur Twitter, où il compte quelque 25.000 abonnés, a énoncé six principes fondamentaux, dont la liberté d’expression, la protection de la vie privée et la garantie de la transparence. Mais cette liberté d’expression « n’est pas un laissez-passer », a-t-il averti, soulignant que la propagation virale de fausses informations, notamment lors de la pandémie de Covid-19, entraînait des dommages dans le monde réel.

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« Twitter a la responsabilité d’éviter d’amplifier les contenus qui portent atteinte aux droits des personnes », a souligné Volker Türk. « Il n’y a pas de place pour la haine qui incite à la discrimination, à l’hostilité ou à la violence sur Twitter », a-t-il résumé, rappelant que « le discours de haine s’est répandu comme une traînée de poudre sur les réseaux sociaux… avec des effets terribles et en mettant des vies en danger ». Twitter devrait donc continuer à interdire les discours de haine, et s’efforcer de supprimer rapidement tous ces types de contenu, a-t-il demandé.

Modération de contenus dans toutes les langues

Viktor Türk, un Autrichien qui a pris son poste de Haut-Commissaire le 17 octobre, a aussi souligné que la liberté d’expression dépendait de la protection effective de la vie privée. « Il est essentiel que Twitter s’abstienne de suivre de manière intrusive les utilisateurs et de collecter des données personnelles, et qu’il résiste, dans toute la mesure du possible en vertu des lois applicables, aux demandes injustifiées des gouvernements concernant les données des utilisateurs », a-t-il déclaré.

Il a encore souligné que la recherche était essentielle pour comprendre l’impact des réseaux sociaux, et donc exhorté Elon Musk à maintenir l’accès aux données de Twitter en ce sens. Enfin il a réclamé que Twitter ait des capacités de modération de contenus dans toutes les langues et tous les contextes, pas seulement aux Etats-Unis ou pour les contenus en anglais.

(Avec AFP)





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