une édition printanière sous contraintes sanitaires



une édition printanière sous contraintes sanitaires

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Sept mois après une édition 2020 exceptionnellement automnale, Roland-Garros s’ouvre dimanche à ses dates printanières et devant plus de 5000 spectateurs. Mais la pandémie de Covid-19 affecte une nouvelle fois le Grand Chelem parisien, en particulier ses toutes nouvelles sessions nocturnes.

C’est le premier grand événement sportif de l’année en France. Un millier à l’automne dernier, les spectateurs seront très précisément 5388 à prendre place dans les tribunes de cette édition printanière de Roland-Garros dimanche 30 mai puis un peu plus de 13 000 à partir du 9 juin.

C’est le résultat du décalage d’une semaine du tournoi parisien, décidé début avril par la Fédération française de tennis (FFT) et qui permet de profiter de la phase suivante du déconfinement déroulé par le gouvernement. Le résultat aussi de fouilles juridiques minutieuses qui ont abouti à l’identification, dans l’enceinte de Roland-Garros, de six unités administratives (ERP-PA) à partir desquelles sont définies les jauges maximales de spectateurs (35 % avec un plafond de 1000 personnes jusqu’au 8 juin inclus, 65 % avec un plafond de 5000 après).

Dans le détail, ces espaces sont formés par les trois courts principaux (Philippe-Chatrier, Suzanne-Lenglen et Simonne-Mathieu), les courts 2 à 5, 6 à 9 et 10 à 14. Entre eux, une « libre circulation » mais une gestion des flux rigoureuse, précisent les organisateurs.

Au total, dans ces conditions, pas loin de 120 000 entrées tout au long de la quinzaine. Beaucoup plus que les 15 000 de 2020, mais loin des quelque 520 000 comptabilisées en 2019 avant la pandémie.

« On est néanmoins heureux de pouvoir tabler sur une jauge significative malgré tout, se félicitait mi-mai la nouvelle directrice générale de la FFT, Amélie Oudéa-Castera. Ça faisait longtemps qu’on n’avait pas vu de tels niveaux de présence du public. »

Pour ceux qui feront le déplacement à partir du 9 juin, il y aura une contrainte inédite héritée de la pandémie toutefois : un accès conditionné à la présentation d’un passe sanitaire (test négatif de moins de 48 heures, certificat de vaccination ou de rémission). Un test grandeur nature pour ce dispositif gouvernemental.

Couvre-feu

C’est la grande nouveauté de ce Roland-Garros : l’entrée en scène de sessions nocturnes, déjà en place à l’Open d’Australie et à l’US Open. Si Melbourne et New York les ouvrent autour de 19 heures et y programment deux matchs, Roland-Garros a opté pour un format différent: une seule affiche, à partir de 21 heures.

L’autre changement significatif, c’est que pour regarder ce match joué dans la nuit parisienne (comme pour suivre l’ensemble de ceux programmés sur le court Simonne-Mathieu), il faudra passer par la plateforme payante d’Amazon, qui en a obtenu les droits pour trois ans.

Mais là aussi, les restrictions sanitaires pèsent lourd : sans dérogation au couvre-feu, fixé à 21 heures jusqu’au 8 juin inclus, les neuf premières « night sessions » de l’histoire du Grand Chelem parisien se tiendront à huis clos. Seule la dernière, le 9 juin, avec le quatrième quart de finale messieurs et lancée exceptionnellement dès 20 heures, profitera du recul à 23 heures du couvre-feu et se déroulera sous les yeux de 5 000 spectateurs.

Avant cette date, si les matchs programmés en journée ne pouvaient se terminer à l’approche du couvre-feu, le public devrait quitter le stade au plus tard à 20 h 30.

Bulle sanitaire

Pas d’exception aux deux hôtels officiels, un accès au stade uniquement les jours de match et deux accréditations maximum pour leur entourage (en simple): comme l’automne dernier, c’est un Roland-Garros sous bulle sanitaire que vont vivre joueuses et joueurs.

À leur arrivée à Paris, et à moins qu’ils soient vaccinés, « ils iront directement à l’hôtel » pour être testés « et à l’annonce de leur résultat, ils recevront leur accréditation », puis ils repasseront par la case test PCR « tous les quatre jours », détaille le directeur du tournoi Guy Forget.

Leur seul espace de liberté, « une heure par jour, répond-il, pour aller faire un footing ou s’aérer un peu ».

Avec AFP



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