en Europe, une forte reprise économique accompagne le début du retour à la normale


Les terrasses des restaurants font le plein, à Paris, le 19 mai 2021.

Les terrasses des bars et des restaurants qui rouvrent en France ; une finale de la Ligue des champions, samedi 29 mai, à Porto, avec 16 000 spectateurs présents ; le Portugal qui autorise la venue des touristes européens sur simple présentation d’un test Covid-19 négatif… Partout en Europe, un début de normalisation de la vie quotidienne est entamé. Mécaniquement, l’économie connaît un soudain et fort redémarrage.

Vendredi, l’indicateur du sentiment économique de l’Union européenne (UE), qui est un sondage mensuel réalisé auprès des consommateurs et des entreprises, a fait un bond de quatre points à 114,5 points, nettement au-dessus de sa moyenne de long terme de 100 points. C’est son plus haut niveau depuis la crise financière de 2008, à l’exception de quelques mois en 2017.

Article réservé à nos abonnés Lire aussi Le PIB de la zone euro devrait renouer, fin 2021, avec son niveau d’avant la pandémie

Tous les secteurs indiquent une amélioration similaire : industrie, construction, services, commerce, consommateurs. Le constat est valable dans tous les pays. L’Italie connaît la plus forte progression (+ 11 points), suivie de la Pologne et de la France (autour de + 5 points), tandis que les Pays-Bas, l’Allemagne et l’Espagne gagnent deux à trois points.

« Une explosion de la consommation est probable à partir de juin et pour l’été, estimait dans une note, vendredi, Daniela Ordonez, économiste à Oxford Economics. Les prévisions de chômage des ménages ont également beaucoup baissé, preuve que les consommateurs croient que la reprise du marché du travail sera forte. »

Vaccination et ouverture des frontières

Selon la Commission européenne, la croissance devrait atteindre 5,7 % en France en 2021, 5,9 % en Espagne, 4,2 % en Italie et 3,4 % en Allemagne. Pour l’ensemble de la zone euro, elle devrait être de 4,3 %. A noter qu’une progression plus limitée du produit intérieur brut (PIB) n’est pas signe de faiblesse économique, mais indique que le choc, en 2020, était moins violent, nécessitant un rebond moins important.

L’amélioration de la conjoncture est la conséquence directe de la vaccination. Après des débuts chaotiques et avec deux mois de retard sur les Etats-Unis et le Royaume-Uni, les pays de l’UE ont mis en place des programmes relativement efficaces. Au 30 mai, 245 millions d’Européens avaient reçu au moins une dose, soit 46 % de la population adulte. Et pour l’instant, malgré les inquiétudes à répétition, les vaccins semblent efficaces contre les nouveaux variants, y compris celui venu d’Inde aujourd’hui très répandu au Royaume-Uni.

Il vous reste 58.55% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.



Lire la suite
www.lemonde.fr

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *