Le coût olympique des JO de Tokyo 2021 épinglé



Le coût olympique des JO de Tokyo 2021 épinglé

Elles sont arrivées! Les Australiennes de l’équipe de softball ont foulé mardi 1er juin le sol de Tokyo. C’est la première équipe à pénétrer au Japon en vue des Jeux Olympiques. Elles ont été accueillies comme le Messie par un gouvernement japonais à la recherche de signes positifs sur “Tokyo 2020”. Celui-ci ferraille encore contre l’indifférence voire l’hostilité de sa population et le comportement cyclothymique du virus alors que la cérémonie d’ouverture est prévue le 23 juillet. Le comité international olympique et celui d’organisation japonais ont beau répéter qu’une annulation n’est pas à l’ordre du jour, la plupart des grands médias demeurent sourds à leurs assurances. Ils ont le vent médatique en face; l’auront-ils finalement dans le dos?

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Une annulation de l’événement serait une mauvaise affaire pour le Japon, mais pas une tragédie économique. Le contrat qui lie le comité international olympique (CIO) au pays-hôte est léonin: le CIO dispose sans partage du pouvoir d’annuler les Jeux. Même un événement de force majeure (une catastrophe nucléaire et naturelle comme celle de Fukushima en 2011, par exemple) ne constituerait pas une raison suffisante.

Un coût de 15 milliards de dollars

Si Tokyo, sous pression de son

s de l’équipe de softball ont foulé mardi 1er juin le sol de Tokyo. C’est la première équipe à pénétrer au Japon en vue des Jeux Olympiques. Elles ont été accueillies comme le Messie par un gouvernement japonais à la recherche de signes positifs sur “Tokyo 2020”. Celui-ci ferraille encore contre l’indifférence voire l’hostilité de sa population et le comportement cyclothymique du virus alors que la cérémonie d’ouverture est prévue le 23 juillet. Le comité international olympique et celui d’organisation japonais ont beau répéter qu’une annulation n’est pas à l’ordre du jour, la plupart des grands médias demeurent sourds à leurs assurances. Ils ont le vent médatique en face; l’auront-ils finalement dans le dos?

Lire aussiDésormais sans tête, les JO de Tokyo n’ont jamais été si incertains

Une annulation de l’événement serait une mauvaise affaire pour le Japon, mais pas une tragédie économique. Le contrat qui lie le comité international olympique (CIO) au pays-hôte est léonin: le CIO dispose sans partage du pouvoir d’annuler les Jeux. Même un événement de force majeure (une catastrophe nucléaire et naturelle comme celle de Fukushima en 2011, par exemple) ne constituerait pas une raison suffisante.

Un coût de 15 milliards de dollars

Si Tokyo, sous pression de son opinion, tournait casaque et refusait finalement de les accueillir, le gouvernement devrait verser une indemnité aux chaînes de télévision et aux sponsors du préjudice subi par la privation de la retransmission des épreuves, sources de recettes publicitaires qui financent le CIO et, in fine, les comités olympiques nationaux. Mais ladite indemnité serait limitée, sponsors et médias ayant souscrit des assurances en pareil cas, selon la presse japonaise. “Le coût d’une annulation représenterait un choc de 0,1% sur le PNB japonais. Beaucoup de dépenses ont déjà été effectuées qui ne pourront pas être remboursées de toute façon”, a calculé Ryutaro Kono, économiste de BNP Paribas.

Mais si les Jeux ont lieu, ils ne représenteront pas non plus une bonne affaire pour le Japon. Leur coût est aujourd’hui estimé à environ 15 milliards de dollars, contre 7,3 milliards en 2013, au moment de leur obtention. À l’inverse, les anticipations de recettes ont fondu. Le Japon comptait sur les touristes étrangers attendus à l’occasion des Jeux, de qui les organisateurs escomptaient des recettes de 2 milliards de dollars. Ce calcul était sans doute une chimère, les pays-hôtes voyant généralement leur nombre de touristes étrangers baisser durant la période de compétition.

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Non seulement les “Jeux” ne drainent pas de fans à l’inverse des événements consacrés à un seul sport (la coupe du monde de rugby, de football…), mais ils agissent généralement comme repoussoirs envers les touristes ordinaires car ils sont sources de nuisances et surenchérissent le coût de leur séjour pendant cette période. Restera ce que les économistes appellent l’”effet héritage” (legacy effect), ou l’impact persistant des Jeux sur l’image du pays-hôte qui doit se traduire par d’hypothétiques années de recettes touristiques. Un gain hélas beaucoup plus difficile à mesurer qu’une performance sportive…



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