poussée moins forte que prévu de l’extrême droite aux élections locales


Le parti des Finlandais de Jussi Halla-aho a obtenu 14,5 % des votes lors des élections locales du pays, le 13 juin 2021.

Les élections locales en Finlande, dimanche 13 juin, ont vu la victoire attendue de l’opposition de droite, dans un scrutin marqué par la nette progression de l’extrême droite du parti des Finlandais, mais loin du très gros score que lui prédisaient les sondages.

Les sociaux-démocrates de la première ministre Sanna Marin ont eux limité la casse, dans le premier test électoral depuis l’arrivée de la jeune élue de gauche au pouvoir en 2019.

Les conservateurs du parti de la Coalition nationale (Kokoomus) sont arrivés en tête du vote pour les quelque 300 communes finlandaises, avec 21,1 % des suffrages, selon des résultats quasi définitifs portant sur plus de 99 % des bulletins dimanche soir. Avec ce score en légère progression par rapport au précédent scrutin de 2017, ils devancent les sociaux-démocrates de Mme Marin. S’ils perdent près de deux points par rapport aux élections locales d’il y a quatre ans, ces derniers ont obtenu un résultat bien meilleur que celui que prédisaient les sondages, avec un score de 17,8 %, identique à celui de leur victoire aux législatives de 2019.

Article réservé à nos abonnés Lire aussi En Finlande, le harcèlement sur Twitter des ministres femmes dénoncé comme menace pour la démocratie

Une progression de cinq points par rapport à 2017

La principale surprise est venue de la formation nationaliste du parti des Finlandais : promis à un score proche de 18 % selon les derniers sondages, ils ont finalement obtenu 14,5 %. Il s’agit d’un record à des élections locales pour le parti anti-immigration et eurosceptique dirigé par Jussi Halla-aho, et une progression de près de cinq points par rapport à 2017. Mais ce score le laisse au rang de quatrième parti, derrière le Centre membre de la coalition gouvernementale (15 %).

Ces élections municipales devaient initialement avoir lieu en avril mais avaient été repoussées à cause d’un pic de cas de Covid-19, dans une Finlande qui a été parmi les pays les plus épargnés par le virus en Europe. Un bilan qui a valu des niveaux élevés d’opinions favorables à Sanna Marin pour sa gestion du Covid.

Mais des tensions budgétaires avec son allié du Centre ont menacé la coalition d’explosion, et une polémique a éclaté sur le remboursement supposément indu de certains de ses repas familiaux, dont des petits-déjeuners, à la résidence officielle de Kesäranta.

Article réservé à nos abonnés Lire aussi En Finlande, les petits déjeuners de la première ministre Sanna Marin deviennent une affaire politique

Le Monde avec AFP



Lire la suite
www.lemonde.fr

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *