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Jour J pour la réouverture des discothèques en France… mais la plupart resteront fermées



Jour J pour la réouverture des discothèques en France... mais la plupart resteront fermées

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Après 16 mois de fermeture, les discothèques rouvrent leurs portes, vendredi soir, avec un strict protocole sanitaire, mais de nombreux établissements resteront fermés pour conserver les aides de l’État, faute de perspectives de bénéfices suffisants.

Tests lumières, rangement, nettoyage… les professionnels de la nuit se préparent à rouvrir les discothèques, vendredi 9 juillet, après environ 16 mois de fermeture. Mais le strict protocole sanitaire lié au Covid-19 imposé par le gouvernement a finalement dissuadé la plupart de reprendre leur activité.

À Paris, dans la salle encore vide du Sacré, qui pourra accueillir jusqu’à 300 personnes, soit 75 % de sa capacité habituelle, les murs s’illuminent de couleurs. Des confettis sont tombés des miroirs rétractables au plafond. « Ceux-là, ils doivent avoir un an et demi », observe Martin Munier, gérant et directeur artistique du club dans le 2e arrondissement.

Depuis le 21 juin, date à laquelle le gouvernement a annoncé la prochaine réouverture des discothèques, il a rebranché certaines machines et prévu la liste des artistes qui défileront dans sa boîte les prochains week-ends. Quelques poubelles et cartons traînent encore près du dancefloor et du bar, décorés façon boule à facettes.

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« C’est un soulagement de pouvoir rouvrir, même si ce n’est pas tout de suite avec une activité à 100 % », soutient Martin Munier, alors que les patrons de clubs réclamaient avec insistance depuis plusieurs mois leur réouverture.

Pour entrer, Covid oblige, il faudra se munir d’un pass sanitaire : preuve de vaccination complète depuis au moins 14 jours, test PCR ou antigénique négatif de moins de 48 heures ou preuve d’une contamination au Covid entre six mois et quinze jours plus tôt. Le masque sera fortement recommandé, mais pas obligatoire pour les clients.

Tests de dernière minute

Au Sacré, une tente sera installée de l’autre côté de la rue, pour tester les clients de dernière minute. Un partenariat astucieux avec la pharmacie du coin, qui permettra au test d’être remboursé par l’Assurance maladie.

Pour les professionnels de la nuit, ces « barnums » de tests Covid, non obligatoires, sont l’une des seules solutions pour faciliter l’entrée en boîte, alors que seulement 21 % des 18-29 ans, leur cible privilégiée, sont complètement vaccinés.

Afin de favoriser cette vaccination, à Nantes, le groupe propriétaire de quatre discothèques a même annoncé qu’il offrirait l’entrée aux 18-25 ans « ayant effectué au moins une dose ».

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La réouverture des discothèques a d’ailleurs suscité des critiques, car les lieux en intérieur sont particulièrement à risque pour le Covid, qui se transmet notamment par les particules aériennes invisibles produites par la parole ou les cris des personnes infectées.

La Catalogne, qui avait rouvert ses discothèques le 21 juin dernier, vient d’ailleurs de les fermer à nouveau à cause d’une flambée épidémique.

« Le pass sanitaire, on n’est pas contre », soutient Patrick Malvaës, président du Syndicat national des discothèques et lieux de loisirs (SNDLL), auprès de l’AFP. Mais il craint que les gens ne préfèrent les bars et restaurants « à ambiance musicale », qui ne sont pas soumis aux mêmes contraintes.

« Je n’ai pas envie de prendre le risque de rouvrir et de perdre les aides »

Malgré l’impatience du secteur, certains patrons ont finalement fait le choix… d’attendre la rentrée pour rouvrir, estimant que la fréquentation se concentrerait surtout sur les stations balnéaires et les lieux de vacances.

« Sans touristes étrangers dans les grandes métropoles et avec toutes les contraintes, ils ont plutôt dans l’idée de rouvrir en septembre », explique Aurélien Dubois, président de la Chambre syndicale des lieux musicaux, festifs et nocturnes.

Pour Patrick Malvaës, « les trois quarts des boîtes de nuit » ne vont pas reprendre leur activité.

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Exemple à Toulouse, où seulement huit établissements pourraient rouvrir ce week-end, sur une quarantaine, selon Philippe Belot, patron de club et vice-président de l’Umih de Haute-Garonne, « sachant qu’on est (dans) une grande ville, et dès qu’on s’éloigne, il y a zéro ouverture ».

L’Ubu Club est l’un de ceux qui resteront fermés. « En plus c’est les vacances, c’est la période où on travaille le moins, je n’ai pas envie de prendre le risque de rouvrir et de perdre les aides », dit à l’AFP son patron, Julien Lepreux.

Les discothèques ouvertes basculeront en effet vers une sortie progressive des aides, mais elles continueront à bénéficier du dispositif pour les coûts fixes. Celles qui resteront fermées verront leurs aides maintenues.

Avec AFP



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