pourquoi Israël en vient à imposer un pass sanitaire aux enfants dès 3 ans?



pourquoi Israël en vient à imposer un pass sanitaire aux enfants dès 3 ans?

Depuis plusieurs semaines, plusieurs indicateurs repassent au rouge et l’Etat hébreu est sur le point de mettre en place des mesures coercitives fortes.

Face à une situation sanitaire qui se détériore jour après jour, Israël a choisi d’agir vite. Alors que le pays se pensait à l’abri de tout retour du Covid-19 ces derniers mois, après avoir vacciné sa population de manière rapide et permis un déconfinement anticipé, la situation se grippe peu à peu, à tel point que les hôpitaux sont de nouveau sous tension et que les cas augmentent de manière significative.

En conséquence, les autorités ont décidé d’imposer le pass sanitaire aux enfants de plus trois ans dans le cadre de nouvelles restrictions qui visent à endiguer la propagation du coronavirus. Remis en place le 29 juillet dernier, le « badge vert » permet l’accès à certains lieux aux personnes complètement vaccinées, guéries du Covid-19 ou munies d’un test négatif. Mercredi, le gouvernement a étendu ce dispositif aux enfants de 3 à 12 ans.

Selon The Times of Israel, ce badge vert s’appliquera à la plupart des événements publics et activités de loisirs: à savoir les piscines, les clubs de sport, établissements universitaires, événement sportifs et culturels, conférences et expositions, musées, restaurants et hôtels.

Une situation qui se dégrade

Il faut dire que les chiffres sont inquiétants. Au cours des 24 dernières heures, Israël a recensé 5802 nouveaux cas. Pire, le nombre de cas moyens sur une semaine qui est repassé au-delà des 3500 à la faveur de la diffusion du variant Delta, un taux qui, s’il est rapporté à la population, serait supérieur à celui de France, apprend Le Parisien. Selon The Times of Israel, à date, 400 cas graves de la maladie ont été recensés et 62 personnes sont actuellement sous respirateur.

Au-delà des cas mentionnés précédemment, en ce qui concerne les hospitalisations, en l’espace d’un seul mois, le nombre d’admissions en soins intensifs par semaine est passé de quasiment 0 à 400. Autre problème, la vaccination, qui dans le pays stagne dangereusement après un départ en trombe. Avec 60% des citoyens immunisés, l’immunité collective n’est pour l’heure pas atteinte afin de faire face au coronavirus et ses mutations.

Alors, parmi les mesures coercitives imaginées par le gouvernement, l’idée d’un reconfinement durant les fêtes religieuses à venir en septembre dont Roch Hachana, Yom Kippour et Souccot a été lancée. « Nous essayons tout pour ne pas en venir à ça mais, si on se retrouve dans une situation où le système de santé est tendu au point que l’on craigne son effondrement, il n’y aura pas le choix », a averti Nachman Ash, le directeur général du ministère de la Santé.

Une dose de rappel pour tous

Alors pour accélérer la vaccination, qui doit très prochainement passer à trois injections dans le pays malgré un moratoire demandé par l’organisation Mondiale de la Santé (OMS) à ce sujet, Israël fait évoluer son immunisation.

Jeudi passé, le gouvernement israélien n’avait pas commenté directement la demande de l’OMS, mais a signifié son intention de continuer à administrer des doses de rappel. « Ceux qui sont âgés de 60 ans et plus et qui n’ont pas encore reçu de troisième dose sont six fois plus susceptibles d’être gravement malades, voire de mourir », a déclaré le nouveau Premier ministre Naftali Bennett.

Comme l’explique une nouvelle fois The Times of Israel ce jeudi, le gouvernement a de surcroit annoncé qu’à partir de la semaine prochaine, cette troisième dose serait désormais offerte aux citoyens de moins de 60 ans.

« Vous devez vous préparer à élargir la gamme d’âges pour la troisième inoculation la semaine prochaine. Nous sommes préparés en termes de vaccins en Israël », a lancé ce dernier mercredi.



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