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ces pays qui se lancent déjà dans l’injection de doses de rappel



ces pays qui se lancent déjà dans l'injection de doses de rappel

En France, la campagne de rappel vaccinal sera lancée à partir de la mi-septembre et sera adressée en priorité pour les populations à risque. Plusieurs pays procèdent déjà à une troisième injection, notamment pour lutter contre les variants.

La France n’attendra pas que chaque Français éligible reçoive une dose de vaccin pour proposer des doses de rappel. Le gouvernement a plusieurs fois communiqué depuis le début de l’été sur la nécessité pour les personnes fragiles et les plus âgés de recevoir une nouvelle dose de vaccin contre le Covid-19.

« Il est maintenant établi que pour lutter contre ce virus, il faut des rappels. Et il faudra vraisemblablement une troisième dose, pas pour tout le monde tout de suite mais en tout cas pour les plus fragiles et pour les plus âgés », avait déclaré début août le président, sur Instagram et TikTok.

Une nouvelle injection ouverte à ces publics à compter de mi-septembre qui sera « vraisemblablement » proposée plus tard à l’ensemble de la population française éligible au sérum et qui est déjà qualifiée de « rappel », le schéma vaccinal étant bien souvent complet pour une personne avec deux doses, et même parfois seulement avec une seule.

· Aux États-Unis, les rappels à partir du 20 septembre

De l’autre côté de l’Atlantique, les choses sont un peu plus précises. La date du moins. La campagne de rappel des vaccins sera lancée aux États-Unis à compter de la semaine du 20 septembre avec les vaccins à ARN messager Moderna et Pfizer.

La FDA, l’agence américaine des médicaments, n’a pas encore donné son feu vert pour l’administration d’une dose supplémentaire. Mais les autorités sanitaires du pays (CDC) ont souligné la baisse avec le temps de la protection conférée par les vaccins anti-Covid-19. Si la FDA approuve ce rappel, les personnes éligibles à celui-ci seront les adultes qui auront reçu leur deuxième dose de vaccin il y a plus de huit mois. Les premières personnes concernées seront donc les pensionnaires de maisons de retraite, les personnes âgées et les professionnels de santé.

Et pour soutenir cette campagne américaine, qui de mieux que son président. Joe Biden recevra – tout comme son épouse – une dose de rappel, le locataire de la Maison-Blanche ayant reçu ses deux première doses fin 2020 – début 2021.

· En Israël, le Premier ministre a déjà reçu une 3e dose

Joe Biden est dans l’attente, pas Naftali Bennett. Le successeur de Benjamin Netanyahu a reçu ce vendredi sa troisième dose de vaccin contre le coronavirus. Présenté comme un pays modèle de la vaccination, Israël voit celle-ci patiner depuis plusieurs mois déjà (la couverture vaccinale est désormais plus importante en France que dans l’ État hébreu) et est confronté à une recrudescence de cas.

Conséquence: le pays a lancé une campagne de rappel mi-juillet d’abord réservée aux immunodéprimés et aux plus de 60 ans, puis 50 ans et plus à compter du 13 août dernier, avant d’abaisser à nouveau à 40 ans l’âge minimal pour recevoir cette dose. Israël fait également face au variant Delta chez les personnes non-vaccinées mais aussi chez celles vaccinées il y a plus de six mois.

· Bientôt disponible en Allemagne

Nos voisins allemands vont eux aussi recevoir une dose de rappel de vaccin et ce, dès le 1er septembre. Les personnes d’abord concernées ne sont pas seulement âgées et vulnérables mais également celles n’ayant pas reçu de vaccin à ARN messager.

Cette dose sera réalisée avec soit le vaccin Pfizer, soit le vaccin Moderna et interviendra « généralement au moins six mois » après la première vaccination complète.

· Déjà une réalité en Hongrie, en Serbie et en Turquie

L’Allemagne ne sera toutefois pas le premier pays européen à proposer une troisième injection. La Hongrie a mis celle-ci dès le 1er août à la disposition de celles et ceux qui en font la demande quatre mois après avoir complété leur schéma vaccinal. Budapest dispose de bien plus de vaccins que le reste des pays de l’Europe puisqu’elle administre le vaccin russe Spoutnik V mais aussi les chinois Sinopharm et CanSino Biologics.

La Serbie a récemment eu recours elle aussi à cette troisième dose de vaccin, disponible depuis mardi 17 août aux soignants et personnes vaccinées depuis plus de six mois.

Les autorités turques ont été plus rapides encore. La Turquie a ouvert la voie à l’injection d’une troisième dose depuis le début du mois de juillet pour les personnes de plus de 50 ans et le personnel médical. Deux vaccins sont proposés aux Turcs: le Pfizer et le Sinovac.Une campagne de rappel que le pays a déjà pu chiffre: au 1er août, soit un mois après son ouverture, 4,9 millions de troisième dose ont déjà pu être administrées.

· Pas encore d’annonces au Royaume-Uni

Les autorités britanniques se sont exprimées fin juin sur l’éventualité d’une troisième dose comme rappel pour le vaccin à compter du mois de septembre. Rien n’a toutefois été annoncé depuis par le gouvernement. Reste que, selon le quotidien national The Telegraph, 32 millions de Britanniques se verront offrire une nouvelle dose de vaccin contre le coronavirus à compter du mois prochain, la date du 6 septembre est notamment évoquée.

· En Suède, dès l’automne ou en 2022

L’agence de santé publique suédoise a indiqué que le pays scandinave prévoit de proposer une dose de rappel à « une grande partie de la population » en 2022. Les personnes vulnérables, à savoir les résidents de maisons de retraite, les plus de 80 ans et les immunodéprimés, pourraient toutefois la recevoir en automne.

· Des combinaisons de vaccins en Asie et en Amérique du Sud

L’ndonésie a massivement vacciné sa population avec le vaccin chinois Sinovac mais, face à la recrudescence des contaminations, les autorités misent désormais sur le vaccin Moderna pour contrer le variant Delta. Les Indonésiens ayant reçu déjà deux doses sont donc invités à en recevoir une troisième dose, cette fois-ci du vaccin à ARN messager. Le Cambodge aussi invite sa population en recourant cette fois-ci aux vaccin Sinovac ou AstraZeneca, selon les doses reçues lors des deux premières injections.

Plusieurs autres pays multiplient les combinaisons de vaccin, comme l’Uruguay où un vaccin à ARN messager doit être administré en plus de deux doses du Coronavac. Au Chili où le Coronavac est également administré, les autorités réservent le Pfizer aux immunodéprimés et l’AstraZeneca aux plus de 55 ans ayant déjà reçu deux doses. Enfin la République dominicaine propose aux vaccinés avec l’AstraZeneca de recevoir leur troisième dose douze semaines après la deuxième et aux vaccinés avec le Sinovac de recevoir celle-ci un mois après la deuxième injection.

Si ces campagnes de rappel peuvent paraître bienvenues, elles ne passent pas auprès de l’OMS. L’organisation onusienne a jugé cette semaine que « les données actuelles n’indiquent pas que les rappels sont nécessaires » et que cela posait un problème « moral et éthique » alors que « le reste du monde attend sa première injection ».

Hugues Garnier avec AFP Journaliste BFMTV



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