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Joe Biden choisit le diplomate Nicholas Burns comme ambassadeur des Etats-Unis en Chine


Nicholas Burns, lors d’une rencontre à la chambre de commerce et d’industrie de New Delhi, en Inde, le 18 août 2009.

Le poste d’ambassadeur des Etats-Unis en Chine est l’un des plus délicats en raison des relations houleuses qu’entretiennent les deux pays depuis quelques années. Le président américain Joe Biden a désigné à ce poste Nicholas Burns, a annoncé vendredi 20 août la Maison Blanche.

Nicholas Burns, 65 ans, est un diplomate aguerri. Il a été représentant américain auprès de l’Organisation du traité de l’Atlantique nord (OTAN) entre 2001 et 2005, ambassadeur en Grèce de 1997 à 2001, porte-parole du département d’Etat entre 1995 et 1997 et spécialiste de l’URSS puis de la Russie au sein du conseil de sécurité nationale de la Maison Blanche sous George W. H. Bush et Bill Clinton (1990-1995).

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Il a également été secrétaire d’Etat adjoint chargé des affaires politiques entre 2005 et 2008, travaillant alors « avec le gouvernement chinois sur des questions aussi diverses que l’Afghanistan, les sanctions de l’ONU contre l’Iran, la Corée du Nord et la politique américaine dans la région indo-pacifique », selon un communiqué de la Maison Blanche.

Entre 2014 et 2017, il a aussi conseillé le secrétaire d’Etat John Kerry, selon sa biographie publiée par l’université Harvard, où il enseigne actuellement la diplomatie.

De nombreux sujets de désaccords

Sa nomination intervient alors que les Etats-Unis organisent, après le retour au pouvoir des talibans, une opération massive d’évacuation de civils d’Afghanistan, dont la Chine partage 76 km de frontière. Pékin considère l’instabilité chez son voisin comme une menace pour la sécurité de sa région frontalière du Xinjiang (nord-ouest). Ce territoire a longtemps été frappé par des attentats attribués à des séparatistes ou des islamistes de l’ethnie musulmane ouïghoure et les autorités chinoises y imposent depuis quelques années une surveillance policière draconienne.

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Les deux superpuissances sont aussi à couteaux tirés sur la situation à Hongkong, à Taïwan, sur les droits humains, le commerce, les technologies ou l’origine de la pandémie due au coronavirus.

Le président Joe Biden n’a jusqu’à présent guère dévié de la politique de confrontation choisie par son prédécesseur Donald Trump. Et en juillet, la Chine a nommé à Washington Qin Gang, un ambassadeur connu pour ses postures agressives envers les pays occidentaux.

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Rahm Emanuel nommé ambassadeur au Japon

Rahm Emanuel, alors maire de Chicago, le 14 janvier 2013.

Le président américain a, par ailleurs, désigné Rahm Emanuel, ancien directeur de cabinet du président Barack Obama (2009-2010) comme ambassadeur au Japon, principal allié régional de Washington.

A 61 ans, M. Emanuel a été maire de Chicago, la troisième ville des Etats-Unis, entre 2011 et 2019. Mais il avait vu sa popularité chuter à mesure que se multipliaient les fusillades dans la mégapole du nord du pays, avant de renoncer à un troisième mandat en 2018.

Ces deux nominations doivent être validées par le Sénat, où les démocrates, qui ne possèdent qu’une mince majorité, font face à l’obstruction des républicains sur les votes des ambassadeurs désignés.

Le Monde avec AFP



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