la Belgique décide d’un retour au télétravail


Le premier ministre belge, Alexander De Croo, après une réunion du comité consultatif de lutte contre la pandémie de Covid-19, à Bruxelles, le 17 novembre 2021.

En Belgique, « tous les voyants sont au rouge », a déclaré, mercredi 17 novembre, le premier ministre, Alexander De Croo. « Nous assistons à une explosion des cas de contamination », a renchéri le ministre de la santé, Frank Vandenbroucke, pour justifier les « décisions difficiles » prises par le gouvernement fédéral.

Prévu initialement pour vendredi, un comité de concertation entre l’Etat fédéral et les régions s’est réuni en urgence pour décider, entre autres, d’un retour au télétravail. Les fortes réticences exprimées par les employeurs n’y auront rien changé : à partir du samedi 20 novembre et jusqu’au 12 décembre au moins, tous ceux qui le peuvent devront obligatoirement travailler chez eux durant quatre jours par semaine au moins.

Ensuite, ce sera trois jours au minimum. La mesure s’appliquera au secteur public comme au privé. Lors des phases précédentes de la pandémie, de 40 % à 60 % des Belges avaient travaillé à distance mais, depuis quelques semaines, de nombreuses entreprises obligeaient leurs salariés à être présents physiquement.

« Nous ne sommes pas opposés au télétravail en soi et à son application maximale là où c’est est possible, mais bien à l’obligation, réagissait, mercredi, Pieter Timmermans, le patron de la Fédération des entreprises. L’impact sur le nombre de contaminations sera négligeable. » Les patrons plaident plutôt pour une accélération de la vaccination, une troisième dose de rappel et une obligation générale de vaccination.

Une troisième dose

Si le gouvernement promet « au plus vite », sans fixer de calendrier, une troisième dose pour touset une deuxième pour ceux qui ont reçu le vaccin Johnson & Johnson –, il n’a pas tranché, en revanche, la question d’une obligation vaccinale. Le sujet divise les partis de la majorité fédérale et, selon M. De Croo, elle serait difficile à mettre en place au plan pratique. Une « analyse des pistes possibles » a toutefois été lancée alors qu’à ce stade 75 % de la population a reçu deux doses.

La vaccination obligatoire des personnels soignants d’ici au 1er avril est un autre sujet qui divise. Soumis à la pression des syndicats, le président du Parti socialiste (francophone), Paul Magnette, s’y oppose et a désavoué son vice-premier ministre, Pierre-Yves Dermagne, qui s’était rangé derrière une décision collégiale du gouvernement fédéral. M. Magnette craint qu’une obligation pour les seuls soignants ne franchisse pas le cap du Conseil d’Etat. Ce sera donc, selon lui, « tout le monde ou personne ».

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