face à la hausse en Allemagne, les États-Unis déconseillent leurs citoyens d’y voyager



face à la hausse en Allemagne, les États-Unis déconseillent leurs citoyens d’y voyager

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Alors que l’Allemagne s’inquiète de plus en plus de la hausse de contaminations au Covid-19 depuis quelques semaines, les États-Unis ont révisé lundi les recommandations de voyages, déconseillant ses citoyens de s’y rendre.

« Vacciné, guéri ou mort » à la fin de l’hiver : l’Allemagne s’est vivement inquiétée lundi 22 novembre de l’essor des contaminations au Covid-19. Face à cette situation, Washington a changé ses recommandations et déconseille désormais aux Américains de s’y rendre.

Le département d’État américain a publié deux bulletins relevant au niveau 4, le plus haut degré de mise en garde, son niveau d’alerte concernant l’Allemagne et le Danemark, indiquant « un très haut niveau de Covid-19 », alors que l’Europe est redevenue épicentre de la pandémie.

Washington avait déjà relevé en août son niveau d’alerte à l’échelon 4 concernant la France, – depuis rabaissée au niveau 3 – puis la Suisse, déjà en raison du risque sanitaire accru face à la situation épidémique.

Dans une formule choc, le ministre allemand de la Santé Jens Spahn a prévenu que « chacun ou presque sera vacciné, guéri ou mort » d’ici « vraisemblablement la fin de l’hiver » en raison de la propagation du variant Delta « très, très contagieux », qui fait des ravages depuis plusieurs semaines.

Le nombre de nouvelles contaminations quotidiennes a franchi un record de plus de 65 000 la semaine dernière.

Les restrictions actuelles ne sont « plus suffisantes », selon Merkel

La chancelière Angela Merkel a elle aussi lancé une mise en garde face à une « situation hautement dramatique ». Les restrictions actuelles ne sont « plus suffisantes », a-t-elle averti, quatre jours seulement après avoir décidé avec son probable successeur Olaf Scholz de sévères mesures coercitives à l’endroit des non-vaccinés.

En Allemagne comme en Autriche voisine, le taux de vaccination est inférieur à 70 %, soit un niveau inférieur à d’autres pays européens comme la France où il atteint 75 %.

Les Autrichiens, malgré une vive grogne exprimée dans les rues ce week-end, sont à nouveau confinés jusqu’au 13 décembre. Commerces, restaurants, marchés de Noël, concerts ou coiffeurs ont baissé le rideau lundi. Mais les écoles restent ouvertes.

Le retour des restrictions a provoqué des violences durant le week-end dans plusieurs pays d’Europe notamment aux Pays-Bas où le Premier ministre a dénoncé des actes de « violence pure » de la part d' »idiots ».

Vienne applique des mesures « radicales » après avoir « entretenu la fiction »

Depuis la mise à disposition des vaccins au plus grand nombre, aucun pays de l’Union européenne n’avait osé franchir le pas en imposant un nouveau confinement.

L’ex-chancelier autrichien Sebastian Kurz avait décrété la pandémie « finie », du moins pour les vaccinés.

Arrivé en octobre, son successeur Alexander Schallenberg « a trop longtemps entretenu la fiction » que tout allait bien, commente le politologue Thomas Hofer, interrogé par l’AFP. Face à l’envolée des cas qui ont atteint des niveaux inédits depuis le début de la pandémie, il a dû se résoudre à des mesures « radicales » qu’il avait pourtant initialement exclues.

Outre le confinement, la vaccination des adultes va ainsi devenir obligatoire au 1er février 2022, ce que très peu de pays ont instauré jusqu’à présent.

« J’espérais qu’on n’en arriverait pas là, surtout maintenant que nous avons le vaccin. C’est dramatique », confie Andreas Schneider, un économiste de 31 ans rencontré par l’AFP dans une rue commerçante de Vienne.

En Slovaquie, où les taux d’incidence sont élevés, des restrictions pour les personnes non vaccinées ont été introduites lundi. « Nous avons opté pour un confinement rigoureux des personnes non vaccinées car nous devons les protéger », a déclaré le Premier ministre Eduard Heger.

Mobilisations contre les mesures en Europe

En France, le Premier ministre Jean Castex a été lundi testé positif. Cela a entraîné en Belgique la mise en quarantaine du Premier ministre Alexander De Croo, qui l’avait reçu plus tôt dans la journée.

Quatre autres membres du gouvernement belge, qui ont aussi participé à une réunion franco-belge lundi matin sur la sécurité, « passeront également un test PCR et resteront en quarantaine jusqu’à ce que le résultat du test soit négatif », a indiqué le gouvernement belge.

Dans plusieurs pays d’Europe, les manifestations contre le durcissement des mesures anti-Covid se sont poursuivies ce week-end. Elles n’ont cependant pas été marquées par des violences comme à Rotterdam vendredi et à La Haye samedi.

Avec AFP et Reuters



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