l’Afrique a enregistré une hausse de 83 % des cas la semaine dernière



l'Afrique a enregistré une hausse de 83 % des cas la semaine dernière

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L’Afrique est confrontée à la plus forte accélération de l’épidémie de Covid-19 cette année, a déclaré mardi l’Organisation mondiale de la santé, tout en précisant que le nombre de décès restait faible. Son directeur général a souligné par ailleurs que le variant Omicron se propage rapidement dans le monde, qu’il « provoque des maladies moins graves » mais qu’il pourrait « submerger des systèmes de santé ».

L’Afrique, continent où a été identifié pour la première fois le variant Omicron il y a plus d’un mois, est confrontée à la plus forte accélération de l’épidémie de Covid-19 cette année. Le nombre de cas de contamination y a connu une hausse de 83 % la semaine dernière, selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), qui a précisé mardi 14 décembre que le nombre de décès restait faible.

L’augmentation du nombre de cas est liée aux variants Delta et Omicron, a expliqué l’OMS dans un communiqué. Le nombre de nouvelles contaminations en Afrique double actuellement tous les cinq jours, soit le rythme le plus soutenu à ce jour.

Les faibles taux de vaccination sur le continent ont favorisé la propagation de variants comme Omicron, selon des experts de la santé. L’Afrique a du mal à obtenir des vaccins, notamment par manque de fonds, de personnel et d’équipement. Seuls 20 pays africains ont réussi à vacciner au moins 10 % de leur population, selon l’OMS. Et certains pays comme la République démocratique du Congo ou le Tchad ont vacciné moins de 1 % de leurs habitants, selon les données recueillies par Reuters.

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« Nous restons plutôt optimistes mais prudents, et pensons que le nombre de décès et de formes graves resteront faibles à l’issue de la vague que nous traversons, mais la lenteur du déploiement de la vaccination en Afrique signifie que le bilan sera beaucoup plus élevé que ce qu’il aurait dû être », a déclaré la Dre Matshidiso Moeti, directrice régionale de l’OMS chargée de l’Afrique.

Le continent a enregistré plus de 196 000 nouveaux cas de contamination la semaine dernière, contre environ 107 000 la semaine précédente, selon l’OMS. Le nombre de décès a chuté de 19 % au cours de la même période et s’élève en moyenne à un millier par semaine.

« Omicron se propage à un rythme que nous n’avons jamais vu »

L’Afrique semble confrontée à la rapidité de propagation du variant Omicron, qui se répand beaucoup plus vite dans le monde que les précédents variants qui ont émergé.

« 77 pays ont maintenant signalé des cas d’Omicron, mais la réalité est qu’Omicron se trouve probablement dans la plupart des pays même s’il n’a pas encore été détecté. Omicron se propage à un rythme que nous n’avons jamais vu avec aucun autre variant », a déclaré mardi le directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, en conférence de presse.

« Nous sommes préoccupés par le fait que les gens considèrent Omicron comme bénin. (…) Même si Omicron provoque des maladies moins graves, le nombre de cas pourrait une fois de plus submerger les systèmes de santé qui ne sont pas préparés », a-t-il ajouté.

Le chef de l’OMS a également averti la communauté internationale que les vaccins à eux seuls ne permettront à aucun pays de sortir de cette crise, et a appelé à utiliser l’ensemble des outils anti-Covid qui existent, comme les masques, l’aération régulière des intérieurs et le respect des gestes barrières. « Faites tout cela. Faites-le de manière cohérente. Faites-le bien », a-t-il dit.

Tedros Adhanom Ghebreyesus a également fait remarquer que l’apparition d’Omicron a incité certains pays à offrir des doses de rappel pour l’ensemble de leur population adulte, et ce « même si nous manquons de preuves concernant l’efficacité des rappels contre ce variant ».

Mais l’OMS craint que ces programmes ne contribuent à l’accumulation des vaccins contre le Covid-19 par les pays riches, comme cela a été le cas jusqu’à présent, mettant à mal la vaccination dans les pays pauvres. « Je vais être très clair : l’OMS n’est pas contre les doses de rappel. Nous sommes contre l’iniquité » vaccinale, a affirmé Tedros Adhanom Ghebreyesus.

Avec Reuters et AFP



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