l’inquiétude sur le variant Omicron au cœur du sommet des Vingt-Sept



l'inquiétude sur le variant Omicron au cœur du sommet des Vingt-Sept

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Face à la flambée de Covid-19 et à la progression du variant Omicron, les Vingt-Sept, réunis jeudi en sommet, tenteront de se coordonner à l’approche des fêtes de fin d’année. Les dirigeants devraient notamment souligner l’importance d’étendre davantage la vaccination. Autres sujets au cœur du sommet : la menace d’un nouveau conflit entre Moscou et Kiev, la crise de l’énergie et l’afflux de migrants aux frontières de plusieurs pays européens.

Les dirigeants des Vingt-Sept tenteront, jeudi 16 décembre, d’améliorer leur coordination face à la flambée de Covid-19 et à la rapide progression du variant Omicron, qui a poussé plusieurs pays de l’Union européenne à restreindre les conditions d’entrée sur leur territoire de façon unilatérale.

La menace d’un nouveau conflit entre Moscou et Kiev sera une autre dominante de ce sommet à Bruxelles avec l’examen de sanctions supplémentaires en cas d’attaque de la Russie.

« Nous sommes prêts. En cas de nouvelle agression militaire, le coût à payer par la Russie sera très élevé et il y aura des conséquences graves », a assuré mercredi soir la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen.

Sur le front de la pandémie, l’inquiétude autour de la propagation du nouveau variant Omicron, très contagieux, à l’approche des fêtes de fin d’année occupera les premiers échanges des chefs d’État et de gouvernement.

Omicron pourrait devenir dominant en Europe d’ici à mi-janvier, selon la Commission.

Les dirigeants devraient souligner l’importance d’étendre encore la vaccination, et notamment l’administration des doses de rappel. Quelque 67 % de la population européenne est pleinement vaccinée mais ce taux est inférieur à 50 % dans trois pays (Bulgarie, Roumanie, Slovaquie), la Croatie étant à peine au-dessus (50,4 %).

La question de la vaccination obligatoire, que se préparent à imposer l’Autriche et l’Allemagne, devrait être abordée, même si le sujet relève du choix de chaque État membre, et non de l’UE. Cette option doit être prise en « dernier ressort absolu », pour l’OMS.

Vaccin et test

Si la vaccination reste « clé », elle « ne suffira pas » à elle toute seule à empêcher les transmissions et à alléger le fardeau sur les systèmes de santé, a toutefois averti mercredi l’agence européenne chargée des épidémies, préconisant la réintroduction rapide de mesures telles que le télétravail, le port du masque, la limitation de l’affluence dans les transports et les espaces publics…

Côté voyages, le variant a déjà mis à mal le certificat sanitaire européen mis en place par l’UE cet été qui permettait aux Européens de se déplacer le plus librement possible dans le bloc, sans se voir imposer de test ou de quarantaine.

Certains pays comme l’Irlande, le Portugal, l’Italie et la Grèce imposent désormais aux voyageurs européens, même vaccinés, de présenter un test PCR négatif pour pouvoir entrer sur leur territoire.

La Commission européenne rappelle que ces mesures unilatérales doivent être « proportionnées » et d’une durée la plus courte possible.

Mais même si les États membres conviennent de la nécessité d’améliorer la coordination pour préserver le fonctionnement du marché intérieur et ne pas trop entraver la liberté de circulation, ces restrictions relèvent de leurs compétences nationales.

Crise de l’énergie, afflux de réfugiés…

Le débat portera ensuite sur la crise de l’énergie, sur fond d’envolée des prix, même si aucune décision concrète n’est attendue. La réponse à apporter divise les pays, certains comme la France et l’Espagne, plaidant pour une réforme du marché européen de l’électricité, tandis qu’une majorité d’États y restent réticents, estimant la crise conjoncturelle et jugeant plus efficaces les dispositifs nationaux de soutien aux consommateurs.

Autre sujet au programme, la migration, avec l’afflux récent de réfugiés aux frontières de trois pays européens que la Biélorussie est accusée d’avoir orchestré, et plus globalement la volonté des Vingt-Sept de limiter les flux migratoires.

Les dirigeants veulent la mise en œuvre « sans délai » de plans d’action avec une série de pays d’origine et de transit des migrants, et appellent la Commission à s’assurer que les « financements nécessaires sont mobilisés », selon une version provisoire des conclusions.

Le dîner sera consacré à un débat, en présence de la présidente de la Banque centrale européenne, Christine Lagarde, sur la situation économique en Europe et sur l’impact possible du nouveau variant sur la reprise.

Le chef de l’État français Emmanuel Macron, dont le pays prendra la présidence semestrielle de l’UE au 1er janvier et qui prévoit d’organiser un sommet en mars pour « définir un nouveau modèle de croissance européen » avec une « adaptation » des règles budgétaires, devrait s’exprimer sur ses projets.

Ce sommet sera le premier pour les chanceliers allemand, Olaf Scholz, l’autrichien, Karl Nehammer, ainsi que pour la Première ministre suédoise, Magdalena Andersson.

Avec AFP



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