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le chef de l’opposition à son tour visé par une enquête pour d’éventuelles infractions aux règles contre le Covid


Le chef de l’opposition travailliste britannique à son arrivée dans un bureau de vote à Londres, le 5 mai 2022.

L’annonce vient ternir les bons résultats électoraux obtenus par le Labour dans des élections locales dont les résultats sonnent comme une sanction du « partygate » pour le premier ministre Boris Johnson. Le chef du Parti travailliste, Keir Starmer, premier opposant au chef du gouvernement, est à son tour mis en cause pour d’éventuelles infractions à la réglementation contre le Covid-19, a fait savoir la police, vendredi 6 mai.

Le regroupement litigieux remonte à avril 2021 lorsque le chef du Labour faisait campagne pour une législative partielle. Les rassemblements à l’intérieur étaient interdits mais Keir Starmer a expliqué avoir commandé currys et bières pour l’équipe réunie ce soir-là dans des locaux du parti à Durham, dans le nord-est de l’Angleterre. Il s’agissait, selon lui, de la seule solution possible avec les restaurants fermés.

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La police s’était déjà penchée sur ce repas d’une trentaine de personnes et conclu qu’« aucune infraction n’avait été établie », mais de nombreux détails ont depuis émergé dans la presse, en particulier le tabloïd Daily Mail, marqué à droite, qui a consacré plusieurs « unes » à l’affaire ces derniers jours. Vendredi, la police a justifié l’ouverture de l’enquête par la réception de « nouvelles informations importantes ».

Le Labour nie avoir enfreint les règles

« Evidemment, nous répondrons à toutes les questions », a souligné un porte-parole du Labour, répétant qu’« aucune règle n’a été violée ». Quelques semaines après l’amende infligée à Boris Johnson dans le « partygate », l’ouverture de cette enquête place cependant Keir Starmer en position délicate. Le leader travailliste a maintes fois appelé le premier ministre à la démission pour répondre au scandale des fêtes à Downing Street pendant les confinements.

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Boris Johnson a reçu une amende pour une brève apparition à un anniversaire surprise organisé pour ses 56 ans, le 19 juin 2020. Selon la presse britannique, le premier ministre a participé à au moins cinq de la douzaine d’autres rassemblements sur lesquels la police de Londres enquête toujours. A l’annonce de l’ouverture d’une enquête visant Boris Johnson, Keir Starmer avait évoqué une « marque de honte » et appelé le chef du gouvernement à présenter sa démission.

Le Monde avec AFP



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