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une femme sans-abri forcée de se confiner dans une cabine téléphonique à Shanghai



une femme sans-abri forcée de se confiner dans une cabine téléphonique à Shanghai

En plein confinement à Shanghai, une femme sans domicile fixe, immigrée, a été obligée de se réfugier dans une cabine téléphonique avec son chien pendant plus d’un mois. Un exemple criant des conséquences de la stratégie « zéro-Covid » de la Chine.

Depuis début avril, Shanghai vit sous cloche. Craignant une flambée de l’épidémie de Covid-19 face à la poussée du variant Omicron et fidèle à sa stratégie « zéro-Covid », la mégalopole chinoise a décidé de confiner ses 25 millions d’habitants.

Pour la population, la situation a viré progressivement au cauchemar. Cloîtrés dans leurs logements, les habitants se plaignent de ne pas recevoir assez de nourriture de la part du gouvernement. Et la situation est encore pire pour les populations les plus précaires, notamment les sans-abri et les travailleurs immigrés.

Le média américain Vice rapporte ainsi le cas d’une femme sans domicile fixe, immigrée, obligée de se confiner dans une cabine téléphonique avec son chien. Un habitant de l’immeuble lui faisant face a pu l’observer de sa fenêtre.

Sur des messages postés sur les réseaux sociaux chinois, qui ont provoqué une vive indignation chez les internautes, il raconte que celle-ci ne sortait que rarement de son minuscule abri, pour promener son chien ou aérer ses couvertures.

Au total, cette femme d’une cinquantaine d’années a vécu un mois dans la cabine téléphonique, avant d’être délogée par les autorités fin avril.

Un exemple du sort des travailleurs immigrés

Son histoire est loin d’être un cas isolé. Avec la crise sanitaire, de nombreux travailleurs migrants, qui représentent un tiers de la main-d’œuvre en Chine, se sont retrouvés au chômage, les privant de revenus et les empêchant de payer leur loyer.

« Or, de nombreux travailleurs dépendent de leurs employeurs pour se loger et se nourrir », explique à Vice Pun Ngai, professeur à l’Université Lingnan de Hong Kong. « Avec la fermeture de la plupart des usines et des magasins, ils doivent se débrouiller seuls ».

Selon plusieurs habitants, un réseau de solidarité se serait mis en place pour venir en aide à cette femme. Elle aurait cependant refusé une proposition de logement de la part des autorités.

Cyrielle Cabot Journaliste BFMTV



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