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le Premier ministre démissionne après des attaques menées par ses partisans



le Premier ministre démissionne après des attaques menées par ses partisans

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Poussé vers la sortie par des manifestants qui campent devant le bureau du président Gotabaya Rajapaksa depuis un mois, le chef du gouvernement sri-lankais et frère du président, Mahinda Rajapaksa, a remis sa démission lundi après de violents heurts entre ses partisans et les manifestants.

Le Premier ministre sri-lankais Mahinda Rajapaksa a démissionné, lundi 9 mai, peu après de violents affrontements entre ses partisans et des manifestants antigouvernementaux qui ont fait un mort et 78 blessés, a déclaré son porte-parole. 

Le dirigeant de 76 ans a adressé sa lettre de démission à son frère cadet et président Gotabaya Rajapaksa, ouvrant ainsi la voie à un « nouveau gouvernement d’unité ».

Un peu plus tôt lundi, à Temple Tree, dans sa résidence toute proche du bureau présidentiel, Mahinda Rajapaksa avait promis de « protéger les intérêts de la nation » à quelque 3 000 de ses partisans, acheminés en bus depuis des zones rurales. En sortant, ils s’étaient attaqués aux tentes de manifestants appelant au départ du Premier ministre, incendiant leurs banderoles et pancartes.

Un couvre-feu immédiat et d’une durée indéterminée a été décrété par les autorités avant d’être étendu au reste de l’île.

>> À voir : Au Sri Lanka, la crise économique frappe de plein fouet la population

La police a tiré des gaz lacrymogènes et a fait usage de canons à eau après que les partisans du gouvernement eurent franchi les rangs des policiers pour détruire les campements de milliers de manifestants antigouvernementaux qui exigeaient le départ de Gotabaya Rajapaksa.

« Nous condamnons les violences perpétrées aujourd’hui contre des manifestants pacifiques et demandons au gouvernement de mener une enquête approfondie, y compris l’arrestation et la poursuite en justice de toute personne ayant incité à la violence », a déclaré sur Twitter, Julie Chung, l’ambassadrice des États-Unis appelant au calme et à la retenue sur l’île.

Un député du parti au pouvoir a été tué dans les affrontements, selon la police. Au moins 78 blessés ont été hospitalisés, a déclaré à l’AFP un porte-parole de l’hôpital, Pushpa Soysa.

Pénuries de produits alimentaires, de carburant et de médicaments

« Nous condamnons fermement les actes violents perpétrés par ceux qui incitent et participent, indépendamment de leurs allégeances politiques », a déclaré sur Twitter le président Rajapaksa, « la violence ne résoudra pas les problèmes actuels ».

Selon les autorités, la brigade anti-émeute de l’armée a, pour la première fois, été appelée en renfort de la police. Des soldats ont été régulièrement déployés ces dernières semaines, mais pour protéger les livraisons de carburant entre autres produits essentiels.

Un peu plus tôt lundi, le Premier ministre avait exhorté « la population à faire preuve de retenue et à se rappeler que la violence n’engendre que la violence ».

Depuis des mois, l’île de 22 millions d’habitants subit de graves pénuries de produits alimentaires, de carburant et de médicaments. Cette crise sans précédent, imputée à la pandémie de Covid-19 qui a privé le pays des devises du secteur touristique, a été aggravée par une série de mauvaises décisions politiques, selon des économistes.

La population manifeste depuis plusieurs semaines reprochant aux frères Rajapaksa au pouvoir d’avoir précipité le pays dans cette crise, et exige leur démission.

Le chef de l’opposition, Sajith Premadasa, a tenté de se rendre dans la zone des affrontements, mais il a été attaqué par la foule et il a été engouffré par son personnel de sécurité dans une voiture et a quitté les lieux.

Avec AFP



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