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Guerre en Ukraine en direct : les Etats-Unis veulent encore augmenter leur aide financière à l’Ukraine


02:57

Pour la Lituanie, l’Occident est en danger tant que Vladimir Poutine est au pouvoir

Le ministre lituanien des affaires étrangères, Gabrielius Landsbergis, a déclaré, aujourd’hui dans un entretien à l’agence AP, que la destitution du président russe Vladimir Poutine était le seul moyen de protéger l’Occident et ses alliés des menaces futures de Moscou.

Selon le chef de la diplomatie lituanienne, le discours annuel de Vladimir Poutine, aujourd’hui lors du « Jour de la victoire » était « décevant » et que les « visages sombres » des généraux et autres étaient des signes d’échec dans la guerre en Ukraine. Il a déclaré qu’un Poutine blessé pouvait être encore plus dangereux et que la seule façon d’éliminer la menace était de le retirer.

« De notre point de vue, tant que le régime actuel sera au pouvoir, les pays qui l’entourent seront, dans une certaine mesure, en danger. Pas seulement Poutine, mais l’ensemble du régime parce que, vous savez, quelqu’un pourrait changer Poutine et changer son entourage, mais un autre Poutine pourrait prendre sa place », a déclaré M. Landsbergis.

« Et tant qu’un régime qui a l’intention de mener des guerres en dehors du territoire russe est en place, les pays qui l’entourent sont en danger », a-t-il ajouté. « Et, si une chose a été prouvée à ceux qui en doutaient après 2008 en Géorgie en 2014 quand la première guerre en Ukraine a éclaté, c’est que la Russie est un pays agressif. C’est très clair. »

La Lituanie est l’un des trois États baltes qui, parmi les alliés de l’OTAN, sont particulièrement préoccupés par d’éventuelles tentatives russes de les renvoyer de force dans le giron de Moscou.

02:30

La France et le Mexique demandent une réunion du Conseil de sécurité de l’ONU

Le Conseil de sécurité des Nations unies (ONU) devrait tenir, jeudi, une nouvelle réunion publique sur la guerre livrée par la Russie à l’Ukraine, au vu de « la dégradation continue de la situation humanitaire », ont dit, lundi, des diplomates. Demandée par la France et le Mexique, cette session sera la seizième du Conseil de sécurité depuis l’invasion russe du 24 février.

L’organisation, au moins une fois par semaine, d’une réunion du Conseil de sécurité sur la guerre en Ukraine permet de maintenir la pression sur la Russie et son isolement sur la scène internationale, veulent croire plusieurs pays, notamment occidentaux.

Pour jeudi, la France et le Mexique ont demandé des exposés du département des affaires humanitaires de l’ONU (Ocha) et du Fonds des Nations Unies pour l’enfance (Unicef), a précisé un diplomate.

Cette réunion surviendra après le bombardement ce week-end d’une école dans l’est de l’Ukraine, dans lequel 60 civils ont été tués, selon Kiev.

Elle se tiendra le même jour qu’une session extraordinaire à Genève du Conseil des droits de l’homme de l’ONU, réclamée par l’Ukraine, sur « la détérioration de la situation des droits humains en Ukraine ».

La nouvelle réunion du Conseil de sécurité fera suite à l’adoption vendredi d’une déclaration unanime du Conseil de sécurité, initiée par la Norvège et le Mexique, apportant un « ferme soutien » au secrétaire général de l’ONU « dans la recherche d’une solution pacifique » au conflit. Cette première manifestation d’unité depuis l’invasion s’est faite avec l’appui de Moscou qui bloquait jusqu’alors les initiatives du Conseil.

02:19

Les Etats-Unis vont encore augmenter leur aide financière à l’Ukraine

Le Congrès américain est sur le point de débloquer des milliards de plus pour mener la guerre contre la Russie. Les démocrates préparent 40 milliards de dollars (37,8 milliards d’euros) d’aide militaire et humanitaire, plus que le paquet de 33 milliards de dollars que Joe Biden a demandé fin avril.

Le président américain a déclaré qu’il était urgent que le Congrès approuve le prochain programme d’assistance à l’Ukraine pour éviter toute interruption de l’envoi de fournitures militaires, en fixant un délai crucial à venir dans 10 jours.

Pressé de voir passer ce texte, qui doit aussi permettre aux Américains de regarnir leurs propres stocks d’armement, Joe Biden a fait, aujourd’hui, une concession politique. Dans un communiqué, le président démocrate se dit « prêt à accepter » que le Congrès, que son parti ne contrôle que d’un cheveu, vote « immédiatement » sur ce financement, mais ne valide que plus tard une autre enveloppe consacrée à la lutte contre le Covid-19.

La Maison Blanche espérait au départ lier les deux volets en un seul vote mais se heurtait, sur ce point, à l’opposition de plusieurs parlementaires.

01:52 Vos questions

Bonsoir,
il y aurait eu un incident concernant l’ambassadeur russe en Pologne a Varsovie, d’apres Tass.ru, c’est dusirop rouge?

Merci.

https://www.dw.com/en/russian-ambassador-to-poland-hit-with-red-liquid-by-anti-war-protesters/a-61737291

Bonsoir HdV,

vous évoquez l’incident dont a été victime aujourd’hui Sergueï Andreev, l’ambassadeur russe en Pologne en marge d’une cérémonie d’hommage aux soldats soviétiques morts pendant la seconde guerre mondiale. Il a été pris à partie par des manifestants pro-ukrainiens qui lui ont lancé, effectivement, du liquide rouge-sang.

Quelques minutes après l’incident – fermement dénoncé par Moscou –, le diplomate a réaffirmé son soutien à son pays et à la guerre que ce dernier mène contre l’Ukraine. « Je suis fier de mon pays et de mon président », a-t-il déclaré face aux caméras présentes sur place.

23:54

Des articles anti-guerre sur un site d’information pro-Kremlin

Deux journalistes russes travaillant pour le site d’information en ligne pro-Kremlin lenta.ru ont mis en ligne aujourd’hui de virulents articles contre la guerre menée en Ukraine par Moscou.

Dans ces articles, Vladimir Poutine est notamment qualifié de « dictateur paranoïaque pitoyable » et est accusé de mener « la guerre la plus sanglante du XXIe siècle ».

Le média britannique The Guardian s’est entretenu avec l’un de ces journalistes, Egor Polyakov, âgé de 30 ans. « Nous devions le faire aujourd’hui. Nous voulions rappeler à tout le monde pour quoi nos grands-pères se sont vraiment battus en ce beau Jour de la Victoire : pour la paix », a-t-il déclaré en faisant référence au 9 mai, jour de fête militaire pour la Russie célébrant la victoire sur l’Allemagne nazie en 1945.

La quarantaine d’articles critiquant le Kremlin et ses actions en Ukraine publiés par Egor Polyakov et sa collègue Alexandra Miroshnikova ont été supprimés sur le site mais sont accessibles via des logiciels d’archivage web.

La Russie a adopté un certain nombre de lois faisant de la diffusion de « fausses » informations sur l’armée russe un délit passible d’amendes ou de peines de prison pouvant aller jusqu’à 15 ans. Les autorités russes ont déjà inculpé 46 personnes en vertu de ces lois, dont 14 sont actuellement derrière les barreaux.

« Bien sûr, j’ai peur », a déclaré Egor Polyakov. « Je n’ai pas honte de l’admettre. Mais je savais ce que je faisais, quelles pourraient être les conséquences. »

22:51

Les pays de l’OCDE privilégient des dispositifs d’accueil temporaire pour les réfugiés ukrainiens

Poursuivre l’intégration des réfugiés ukrainiens ou faciliter leur éventuel retour au pays : concernant leur dispositif d’accueil, les Etats membres de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) ont plutôt opté pour une intégration « temporaire », selon un rapport publié lundi.

« La majorité des pays a plutôt mis sur pied des mesures spécifiques pour assister les Ukrainiens dans leurs besoins les plus immédiats, considérant ainsi que leur durée de séjour est de fait temporaire », écrit l’OCDE dans son rapport, en dépit de « l’évolution incertaine de la guerre ».

« Les pays sont tiraillés entre deux choses : faut-il tout de suite offrir un paquet d’offres complètes qui vise à intégrer sur la durée ? faut-il partir du principe que les Ukrainiens vont retourner dans leur pays ? », a fait valoir Jean-Christophe Dumont, à la tête de la division migrations de l’organisme international. A la fin d’avril, plus de 1 million d’Ukrainiens étaient ainsi retournés dans leur pays, selon l’OCDE, sur les plus de 5 millions qui ont fui le pays depuis l’invasion russe, le 24 février.

22:32

Un prix Pulitzer spécial décerné aux journalistes ukrainiens

Les journalistes ukrainiens se voient décerner un prix Pulitzer spécial pour leur « courage » dans la couverture de l’invasion de leur pays par la Russie, a annoncé, lundi, l’association des récompenses les plus prestigieuses de la presse américaine.

Marjorie Miller, administratrice des prix Pulitzer, a salué le « courage, l’endurance et l’engagement des journalistes d’Ukraine pour rapporter la vérité pendant l’invasion impitoyable de leur pays par [le président russe] Vladimir Poutine et sa guerre de propagande en Russie », ajoutant :

Malgré les bombardements, les enlèvements, l’occupation et même les tués dans leurs rangs, [les journalistes ukrainiens] ont persévéré pour fournir une image précise d’une terrible réalité, faisant honneur à l’Ukraine et aux journalistes à travers le monde.

D’après le Comité pour la protection des journalistes (CPJ), une ONG internationale sise à New York, sept journalistes – dont trois Ukrainiens – ont été tués en Ukraine depuis le 24 février et l’association enquête sur la mort de cinq autres journalistes ukrainiens pour confirmer que leur mort est bien lié à l’exercice de leur profession.

22:26 Urgent

Devant la porte de Brandebourg, à Berlin, Emmanuel Macron et Olaf Scholz disent leur « plein soutien » à l’Ukraine

Guerre en Ukraine en direct : les Etats-Unis veulent encore augmenter leur aide financière à l’Ukraine
Olaf Scholz et Emmanuel Macron devant la porte de Brandebourg, le 9 mai 2022. MICHAEL KAPPELER / AP

Le président français, Emmanuel Macron, et le chancelier allemand, Olaf Scholz, ont déclaré leur « plein soutien » à l’Ukraine, lundi soir, en se rendant ensemble sous la porte de Brandebourg, à Berlin. Ce monument, symbole de la guerre froide, avait été illuminé pour l’occasion aux couleurs du pays envahi par la Russie.

« Plein soutien à l’Ukraine », a déclaré le chef de l’Etat français en s’approchant à pied, avec le chancelier allemand, d’environ deux cents personnes massées à proximité derrière des cordons, dont certaines criaient « Marioupol », en référence à cette ville du Donbass en grande partie détruite par l’armée russe.

22:15

Washington suspend pendant un an les droits de douane sur l’acier ukrainien

Les Etats-Unis ont décidé de suspendre pendant un an les droits de douane de 25 % sur l’acier en provenance d’Ukraine pour soutenir les exportations du pays, ravagé par la guerre menée par la Russie depuis le 24 février, a annoncé le département au commerce, lundi.

« L’industrie sidérurgique ukrainienne est particulièrement importante pour la force économique du pays, employant un Ukrainien sur treize avec des emplois bien rémunérés », a souligné le ministère dans un communiqué. L’acier ukrainien ne représente qu’environ 1 % du total des importations d’acier des Etats-Unis, a précisé le ministère.

Alors que certaines usines ukrainiennes ont repris leur production, il est essentiel de soutenir leurs exportations afin de maintenir l’une des industries les plus importantes d’Ukraine, estime l’administration Biden.

21:38 L’essentiel

Joe Biden réactive pour l’Ukraine une loi d’assistance militaire datant de la seconde guerre mondiale

Le président des Etats-Unis a signé, lundi, devant des journalistes une loi permettant d’accélérer l’envoi à l’Ukraine d’équipement militaire, réactivant un dispositif datant de la seconde guerre mondiale. « Les Ukrainiens se battent tous les jours pour leur vie », a-t-il déclaré dans le bureau Ovale, ajoutant : « Ce combat coûte cher, mais céder face à l’agression serait encore plus coûteux. »

L’Ukraine Democracy Defense Lend-Lease Act of 2022 est « basé sur un programme de la seconde guerre mondiale destiné à aider l’Europe à résister à Hitler » et « a été soutenu par presque tous les membres du Congrès » américain, à l’exception de dix élus de la Chambre des représentants qui ont voté contre, a noté la Maison Blanche.

L’exécutif américain souligne que le texte a été promulgué alors que la Russie célébrait, lundi, l’anniversaire de la victoire de 1945 sur l’Allemagne nazie.

Depuis le début de l’invasion de l’Ukraine par la Russie, le 24 février, l’administration Biden a apporté une aide militaire de quelque 3,8 milliards de dollars à Kiev.

21:28 Urgent

Des Ukrainiens ont été « envoyés contre leur gré en Russie », affirme le Pentagone

Des Ukrainiens ont été « envoyés contre leur gré en Russie », a déclaré, lundi, le porte-parole du Pentagone, John Kirby, confirmant des informations des autorités ukrainiennes. « Nous n’avons pas de chiffres, mais nous avons vu des signes montrant que des Ukrainiens sont emmenés d’Ukraine en Russie », a déclaré M. Kirby, questionné au cours d’un point de presse sur les affirmations du gouvernement ukrainien selon lesquelles 1,2 million de personnes auraient ainsi été déportées en Russie et placées dans des camps.

21:03

Dire, comme Vladimir Poutine, que la guerre en Ukraine est « défensive » est « une absurdité flagrante », juge Washington

« Parler d’une action défensive est une absurdité flagrante, parler d’autre chose que d’une guerre préméditée » est « un affront à la vérité historique », a déclaré le porte-parole de la diplomatie américaine, Ned Price, après le discours du président russe lors des commémorations du 9-Mai célébrant la victoire sur les nazis en 1945, ajoutant :

C’est une insulte à ceux qui ont perdu leur vie et à ceux qui ont été victimes de cette oppression absurde.

20:58

Qui ou qu’est-ce que Khreshchatyk, évoqué(e) par V. Zelensky dans son discours ? Je remonte votre live après une journée de travail et aimerais moi aussi me coucher moins bête.
Merci pour votre live !

Bonjour Aline,

Khrechtchatyk, c’est l’artère principale de Kiev. Elle s’étend sur 1,2 kilomètre, de la place de l’Europe à la place Bessarabska, en passant par la place de l’Indépendance (Maïdan).

20:57

La Grèce rouvre son ambassade à Kiev

La Grèce a rouvert, lundi, son ambassade à Kiev, « dans un geste hautement symbolique » pour soutenir « les Ukrainiens et la communauté grecque » vivant dans ce pays, a annoncé le ministre des affaires étrangères grec, Nikos Dendias. Athènes « met tout en œuvre pour contribuer à la résolution de la crise en Ukraine et de la crise humanitaire » et « s’engage à participer activement à la reconstruction du pays », a déclaré le ministre.

A la tête de la mission diplomatique grecque à Kiev est nommé Manolis Androulakis, l’ancien consul général grec de Marioupol, qui avait été pris au piège dans ce port ukrainien de la mer Noire lors des bombardements russes avant d’être évacué et de rentrer en Grèce.

Une communauté grecque comptant plus de cent mille personnes et issue des « Grecs pontiques », populations hellénophones des villes du pourtour de la mer Noire, est installée autour de Marioupol depuis le XVIIIe siècle.

19:56

L’effet des sanctions se fait sentir sur l’armement russe

Les forces russes ont lancé tellement de missiles sur l’Ukraine qu’elles « sont à court d’armement guidé de précision et [elles] ont du mal à les remplacer », a affirmé lundi un haut responsable du Pentagone, lors d’un briefing. « Nous pensons que les sanctions et les restrictions aux exportations, notamment en matière de composants électroniques, ont un effet sur le secteur de l’industrie de défense russe », a-t-il ajouté.

C’est pourquoi les grandes villes comme Marioupol ou Kharkiv sont touchées par des bombes non guidées, qui ne font pas la différence entre une cible militaire et un immeuble d’habitation, a expliqué ce haut responsable. Par ailleurs, les forces russes continuent de souffrir de problèmes d’approvisionnement et de discipline, y compris parmi les officiers qui « refusent d’obéir aux ordres et d’avancer », a-t-il poursuivi.

Face à une résistance ukrainienne, l’opération russe dans le sud du pays « n’a quasiment pas progressé ces derniers jours », a affirmé ce responsable. Dans le Donbass, « les Russes n’ont pas été en mesure de faire un quelconque progrès significatif », a-t-il dit, expliquant notamment cet échec par l’incapacité des forces russes à coordonner leurs frappes aériennes et leurs manœuvres au sol, ou encore la météo qui rend les sols boueux et contraint les chars à rester sur les routes goudronnées. En outre, « ils n’ont pas réglé tous leurs problèmes de logistique et d’entretien », a-t-il indiqué. « Nous les voyons encore avoir du mal à réapprovisionner leurs forces. »

19:18

Charles Michel et le premier ministre ukrainien, Denys Chmyhal, pendant des tirs de missiles sur Odessa

La visite de Charles Michel dans la ville portuaire d’Odessa a été perturbée par des tirs de missiles russes. Le premier ministre ukrainien, Denys Chmyhal, a publié une photo des deux hommes dans un abri.

19:14

Bonjour. Pourquoi et par qui l URSS a t elle été démantelée à l époque ?

Bonjour Galadrielle,

Voici un peu de lecture :

18:01

Réunion spéciale jeudi du Conseil des droits de l’homme, à la demande de Kiev

Le Conseil des droits de l’homme de l’ONU va organiser jeudi, à la demande de Kiev, soutenue par des dizaines de pays, une session extraordinaire sur « la détérioration de la situation des droits humains en Ukraine », envahie par la Russie.

Peu après, les Nations unies ont annoncé que la réunion se tiendrait le 12 mai, et précisé que la demande de Kiev était soutenue par quinze autres Etats membres du conseil, dont la France, la Gambie, le Japon, le Mexique, les Etats-Unis et la Pologne, et par trente-six pays observateurs, dont la Bulgarie, la Hongrie, la Suisse et la Turquie.

Sur Twitter, la mission de l’Ukraine auprès des Nations unies appelle le Conseil des droits de l’homme à agir :

« Nous voulons que l’ONU prenne des mesures concrètes pour lutter contre les violations des droits de l’homme commises par la Russie en Ukraine et les crimes de guerre qu’elle commet quotidiennement contre notre peuple. »

17:20 Sur le terrain

Une marée humaine à Moscou

Guerre en Ukraine en direct : les Etats-Unis veulent encore augmenter leur aide financière à l’Ukraine
BENOÎT VITKINE / LE MONDE

Pour la seule ville de Moscou, ce sont des dizaines, voire des centaines de milliers de personnes qui ont défilé dans le cadre du « régiment immortel », qui honore la mémoire des anciens combattants de la seconde guerre mondiale. Cette initiative, née au milieu des années 2010 dans la ville de Tomsk, en Sibérie, est devenue un moment incontournable des célébrations du 9-Mai, très prisé par la population.

Malgré la pluie, une foule immense était présente à Moscou, après deux années d’interruption dues au Covid-19. On y voit drapeaux russes et drapeaux rouges, d’innombrables calots militaires, y compris sur le crâne des enfants, et une mer de portraits brandis – ceux de proches ayant combattu entre 1941 et 1945 ou ayant souffert de la guerre.

« C’est mon arrière-arrière-grand-père qui était soldat, explique Piotr, 12 ans, képi sur la tête et portant une photo en noir en banc d’un certain Oleg Artemenko. Nous devons nous souvenir de ce que nos ancêtres ont fait pour nous et pour que nous puissions être vivants. »

L’« opération militaire spéciale » lancée le 24 février donne cette année à la manifestation une teinte particulière, mais de manière discrète, presque secondaire. Les organisateurs avaient prévenu que les participants pouvaient s’ils le désiraient porter des portraits de soldats combattant en Ukraine, mais peu sont visibles.

Guerre en Ukraine en direct : les Etats-Unis veulent encore augmenter leur aide financière à l’Ukraine
BENOÎT VITKINE / LE MONDE

Très peu de participants, également, arborent des écussons « Z », pourtant distribués par des volontaires le long du cortège. Ce symbole de « l’opération spéciale » est bien moins populaire dans la foule que le ruban de Saint-Georges orange et noir – quand bien même celui-ci a servi de signe de ralliement au nationalisme russe post-2014, il est considéré dans le pays comme un symbole consensuel.

« Je ne veux pas mélanger les deux, la mémoire de nos grands-parents et la politique », explique ainsi une femme d’une cinquantaine d’années, qui dit toutefois « soutenir à titre personnel tout ce que fait le président pour nous protéger ».

Beaucoup, dans la foule, fredonnent ou chantent franchement les airs militaires ou populaires anciens diffusés par des sonos, moments de communion populaire difficilement imaginables ailleurs qu’en Russie. Entre chaque chanson, durant les quelques instants de silence, la foule scande avec la même énergie un cri bien ancré dans le présent, celui-là : « Russie, Russie ! »

Benoît Vitkine (Moscou, correspondant) 17:18

Embargo pétrolier : Ursula von der Leyen en Hongrie ce lundi pour rencontrer Viktor Orban

La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, se rend en Hongrie pour discuter avec le premier ministre, Viktor Orban, de « la sécurité d’approvisionnement énergétique de l’Europe », a annoncé son porte-parole.

Pays enclavé et dépendant de ses achats de pétrole à la Russie, la Hongrie demande à ses partenaires de l’Union européenne (UE) des garanties pour ses approvisionnements pour donner son accord à un sixième paquet de sanctions contre la Russie comprenant un arrêt des achats de pétrole à ce pays.

Les ambassadeurs des Vingt-Sept à Bruxelles se sont réunis, dimanche, sans parvenir à s’accorder sur la mise en œuvre du sixième paquet de sanctions contre Moscou présenté mercredi par la Commission.

En effet, une proposition soumise mercredi aux Vingt-Sept prévoit un arrêt des importations de pétrole brut russe dans les six mois et des produits raffinés d’ici à la fin de 2022. Une dérogation d’une année jusqu’à la fin de 2023 était prévue pour la Hongrie et la Slovaquie, mais elle a été jugée insuffisante. Elle a été portée jusqu’à la fin de 2024 dans une nouvelle mouture du projet discutée vendredi et la République tchèque se voit également accorder cette possibilité, selon des sources concordantes. Mais Budapest souhaite un délai de cinq ans.



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