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Pfizer s’engage à vendre 23 vaccins et médicaments à prix coûtant aux pays les plus pauvres



Pfizer s'engage à vendre 23 vaccins et médicaments à prix coûtant aux pays les plus pauvres

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Le géant pharmaceutique américain Pfizer s’est engagé, mercredi 25 mai, à vendre à prix coûtant certains de ses médicaments et vaccins à 45 pays pauvres, dans le cadre d’une initiative annoncée lors du Forum économique de Davos.

En Suisse, à l’occasion du Forum économique de Davos, la société Pfizer a pris position pour faciliter l’accès des pays les plus pauvres à ses traitements innovants. Le laboratoire pharmaceutique assure qu’il vendra 23 de ses médicaments et vaccins à prix coûtant.

« Avec tout ce que nous avons appris et accompli ces deux dernières années, il est maintenant temps de commencer à refermer davantage le fossé » séparant « ceux qui peuvent avoir accès à ces innovations et ceux qui ne le peuvent pas », a expliqué le PDG du géant pharmaceutique, Albert Bourla, au cours d’une conférence de presse.

Pour le moment, cinq pays (Sénégal, Rwanda, Ghana, Malawi et Ouganda) ont rejoint cet accord, qui se concentre sur cinq domaines thérapeutiques : les maladies infectieuses, l’oncologie, les maladies rares, les maladies inflammatoires et la santé féminine. « Cet engagement va accroître l’accès aux médicaments et vaccins brevetés de Pfizer disponibles aux États-Unis et dans l’Union européenne pour près de 1,2 milliard de personnes », a détaillé auprès de l’AFP Angela Hwang, responsable chez Pfizer.

Au total, 23 vaccins et médicaments de l’entreprise sont brevetés dans les domaines concernés. Cela inclut par exemple plusieurs traitements contre des cancers, mais aussi l’antiviral Paxlovid et le vaccin de Pfizer contre le Covid-19

Si un prix plus avantageux a été négocié par ailleurs dans le cadre des efforts d’équité dans la lutte contre la pandémie, c’est celui-ci qui s’appliquera, a précisé Pfizer. La vente à prix coûtant signifie que seuls les coûts de fabrication et les dépenses de transport seront facturés dans les pays concernés. 

Un « pas important vers une sécurité sanitaire durable » pour Paul Kagame

Par ailleurs, si d’autres médicaments sont développés à l’avenir dans ces domaines, ils seront automatiquement inclus dans l’accord. Présent à Davos, le président rwandais, Paul Kagame, a qualifié l’initiative de « pas important vers une sécurité sanitaire durable », ajoutant que « l’engagement de Pfizer établit une nouvelle norme que nous espérons voir imitée par d’autres ». L’accord a vocation à s’appliquer à terme à tous les pays à revenus faibles et à 18 pays à revenus faibles à intermédiaires, suivant la définition de la Banque mondiale. 

Pfizer doit par ailleurs travailler avec les cinq pays déjà signataires pour identifier les changements nécessaires, notamment en matière de procédures, d’infrastructures ou encore de formation du personnel soignant, afin que ces traitements arrivent effectivement jusqu’aux patients.

Albert Bourla a par ailleurs affirmé que le géant pharmaceutique continuait à travailler avec la fondation Bill & Melinda Gates, avec l’objectif de développer de nouveaux vaccins. « Les partenariats avec des entreprises comme Pfizer ont été essentiels aux progrès que nous avons réalisés », a réagi le milliardaire et philanthrope Bill Gates, également présent à Davos, citant l’exemple du vaccin contre les pneumocoques.

Les maladies infectieuses tuent près d’un million de personnes chaque année dans ces pays pauvres, selon l’entreprise. L’annonce de Pfizer « va faciliter l’accès à certains de ses traitements essentiels, et espérons-le, permettre une meilleure lutte contre les maladies ciblées », a commenté auprès de l’AFP Amesh Adalja, spécialiste en maladies infectieuses.

Avec AFP



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