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L’IATA affirme que le chaos aéroportuaire post-pandémie est temporaire



L'IATA affirme que le chaos aéroportuaire post-pandémie est temporaire

par Layli Foroudi

PARIS (Reuters) – Le directeur de l’Association du transport aérien international (IATA) a lancé mardi un appel au calme face aux dysfonctionnements majeurs qui entravent le fonctionnement de plusieurs aéroports internationaux, imputant ces problèmes à la lenteur des procédures sécuritaires pour les nouveaux employés.

Avec le reflux de la pandémie de COVID-19, la reprise des voyages aériens a entraîné des scènes de chaos dans plusieurs aéroports britanniques, ainsi qu’à Amsterdam, Dublin et Toronto, où les files d’attente sont proportionnelles à la colère des voyageurs.

Les plateformes aéroportuaires sont confrontées à des difficultés de recrutement, qui se doublent de retards administratifs lorsque les embauches sont réalisées.

Le temps nécessaire pour obtenir des badges de sécurité pour les personnels nouvellement recrutés est ainsi passé de trois-quatre semaines en Grande-Bretagne à trois mois, a déclaré Willie Walsh, directeur général de l’IATA, à des journalistes.

« Les gens à qui on propose des emplois, quand ils réalisent qu’ils doivent attendre trois mois pour obtenir une autorisation de sécurité, ils ne restent pas. Ils vont voir ailleurs pour trouver un autre emploi », explique-t-il.

L’ancien patron de British Airways et IAG ne s’attend pas à ce que le problème s’étende géographiquement, mais il tire la sonnette d’alarme sur la pénurie croissante de pilotes aux États-Unis.

« Il ne fait aucun doute que nous assistons actuellement à une demande très, très forte dans le monde entier. Elle est plus forte que ce que nous avions prévu », a déclaré Willie Walsh, ajoutant que le trafic allait atteindre les niveaux de 2019 en 2023, plutôt qu’en 2024 comme prévu précédemment.

Alors que l’Europe s’efforce de répondre à une demande croissante, l’Asie reste relativement en retrait en raison notamment du maintien de politiques strictes anti-COVID-19, comme en Chine.

Les voyages aériens en Asie sont encore à 13% des niveaux de 2019, contre environ 50% partout ailleurs.

(Reportage Layli Foroudi, rédigé par Tim Hepher, version française Lou Phily)



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