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La Croatie va devenir le 20e pays membre de la zone euro


Le processus n’est pas tout à fait conclu mais le résultat ne fait désormais plus aucun doute : la Croatie va devenir le vingtième pays membre de la zone euro le 1er janvier 2023. Mercredi 1er juin, la Commission Européenne et la Banque centrale européenne (BCE) ont remis ; en parallèle, leurs deux rapports sur la « convergence » de ce pays des Balkans. « La commission a conclu que la Croatie est prête à adopter l’euro », note le communiqué.

Elle recommande maintenant au conseil européen d’approuver officiellement cette accession. Cela devrait être chose faite lors d’une rencontre des ministres de l’économie des Vingt-Sept courant juillet. Ensuite, la Croatie adoptera le double affichage des prix à l’automne, puis basculera aux pièces et billets de la monnaie unique au nouvel an. La kuna, utilisée depuis 1994, va disparaître, avec un taux de change de 7,53450 pour un euro.

L’approbation de l’accession de la Croatie n’est pas une surprise mais marque l’aboutissement d’un long processus, qui a débuté peu après que le pays ne devienne membre de l’Union Européenne en 2013. Celui-ci nécessite de respecter une série des critères économiques : niveau de dette et de déficit publics, inflation, santé financière des banques, sérieux des données statistiques, lutte contre le blanchiment d’argent… Le pays a dû progressivement montrer patte blanche.

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Preuve que le processus n’est pas nécessairement simple, la Croatie mais aussi la Bulgarie sont entrés en même temps, en juillet 2020, dans le mécanisme de change européen (dit « ERM II » dans le jargon). Cette phase décisive, antichambre de l’accession à l’euro, place le taux de change local dans une fourchette fixe de plus ou moins 15 % par rapport à l’euro. Aujourd’hui pourtant, seule la Croatie a reçu le feu vert de la Commission européenne et de la BCE. La Bulgarie a reporté son accession au 1er janvier 2024, faute de progrès économiques suffisants.

Blabla

Il faut dire que la période a été difficile. « La pandémie et la guerre en Ukraine ont rendu la tâche plus difficile pour atteindre la convergence », explique Philip Lane, le chef économiste de la BCE. La Croatie, pays très touristique, a été particulièrement touchée par le Covid-19. Comme partout ailleurs, la dette du pays a fait un bond, dépassant la limite des 60 % du produit intérieur brut (PIB), en principe imposée à tous les pays membres (même si la moitié des pays ne le respecte pas actuellement). Contrairement à la Bulgarie, la Croatie a fait d’importants efforts budgétaires, faisant baisser sa dette de 87,3 % du PIB en 2020 à 79,8 % l’an dernier. « Un fort déclin », se félicite le rapport de la BCE.

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