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Qui est Ron DeSantis, le républicain qui pourrait affronter Donald Trump


Ron DeSantis, au très patriotique Heroes Honor Festival à Daytona Beach, en Floride, le 28 mai.

100 millions de dollars levés

« Président DeSantis ? » Newsweek fait sa « une » sur le gouverneur républicain de Floride, Ron DeSantis, qui ne rêverait que d’une chose, déménager à la Maison Blanche. Le gouverneur héberge dans son fief un mentor encombrant, Donald Trump, réfugié dans son golf de Mar-a-Lago, à Palm Beach, d’où il espère reconquérir la Maison Blanche. Agé de 43 ans, Ron DeSantis attendra-t-il 2028 si Trump se représente dans deux ans ou l’affrontera-t-il dès 2024 lors d’une éventuelle primaire républicaine ? Nul ne sait, mais Ron DeSantis, qui a déjà levé plus de 100 millions de dollars, se prépare. Et pas uniquement pour sa réélection au poste de gouverneur.

Le candidat qui a surpris tout le monde

Ron DeSantis ne payait pas de mine lorsqu’il faisait ­campagne pour devenir gouverneur de Floride en 2018. Mais, soutenu par Donald Trump, il l’a emporté à la surprise ­générale contre le favori démocrate, l’Afro-Américain Andrew Gillum. Il possédait en fait tous les atouts d’un conservateur. Diplômé d’histoire à Yale et de droit à Harvard, il a passé quelques années dans la Navy. Catholique, il a trois enfants avec son épouse, Casey, qui vient de surmonter un cancer du sein. Et il n’a pas les outrances verbales de Donald Trump. Au début de son mandat, le gouverneur joue une carte ­modérée, il se bat contre les algues vertes qui ­polluent les plages de Floride et bannit l’extraction pétrolière.

Le gouverneur opposé au confinement

Au début de la crise due au Covid-19, Ron DeSantis est l’un des rares gouverneurs à refuser un confinement total. Sa cote de ­popularité baisse, alors que les images de jeunes faisant la fête sur les plages de Miami circulent sur les réseaux sociaux. Le bilan final n’est pas catastrophique : le taux de mortalité de la Floride, un Etat où la population est âgée, est inférieur à celui de l’Etat de New York. DeSantis a orchestré toute une série de batailles judiciaires pour interdire l’obligation du port du masque et rouvrir les écoles. In fine, la Floride sort ­renforcée de la pandémie, car elle a accueilli 210 000 nouveaux habitants en 2021, en quête de cieux cléments et d’impôts plus faibles – seul le Texas a fait mieux. Une dynamique favorable à la réélection de DeSantis pour un second mandat de gouverneur, lors des élections de mi-mandat, en novembre.

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L’homme de la loi « Don’t say gay »

Après la défaite de Donald Trump, en 2020, Ron DeSantis se lance à fond dans le combat culturel, enjeu crucial de l’affrontement avec les démocrates, sans doute plus que l’économie. Il a fait adopter, le 28 mars, une loi surnommée « Don’t say gay » (« ne parlez pas des gays »), qui interdit aux enseignants de maternelle et de primaire d’aborder l’orientation sexuelle et ­l’identité de genre. « Le projet de loi “Don’t say gay” n’aurait jamais dû être adopté », a déclaré le groupe Walt Disney, qui exploite ­l’immense parc d’attractions et d’hôtels de Disney World, à Orlando. « Je me fiche de ce qu’Hollywood dit », a rétorqué Ron DeSantis, qui a poursuivi le combat en ­faisant révoquer le statut fiscal spécial dont jouit Disney en Floride depuis 1967.

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