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des restes « apparemment humains » ont été découverts



des restes "apparemment humains" ont été découverts

Un journaliste britannique et d’un spécialiste brésilien des peuples autochtones ont disparu lors d’une expédition dans une zone reculée de l’Amazonie. De la « matière organique apparemment humaine » a dépuis été découverte.

Les autorités ont annoncé la découverte vendredi de « matière organique apparemment humaine » au cours des recherches liées à la disparition du journaliste britannique Dom Phillips et de l’indigéniste brésilien Bruno Pereira dans une zone reculée de l’Amazonie brésilienne.

« Les équipes de recherche ont localisé dans la rivière, près du port d’Atalaia do Norte, de la matière organique apparemment humaine » qui sera soumise à une expertise, a indiqué dans un communiqué la police fédérale (PF), porte-voix des recherches qu’elle mène avec les forces armées et des équipes locales.

La PF n’a pas précisé si la matière organique avait été trouvée à l’endroit où des pompiers enquêtaient sur des traces d’excavation, sur la rive de la rivière Itaquaí, dans l’État d’Amazonas, où se rendaient les deux hommes lorsqu’ils ont disparu.

« On nous a parlé d’un monticule de terre, comme s’il y avait eu une excavation sur place, comme si on avait enfoui quelque chose, et jeté de la boue par-dessus », avait dit le sous-lieutenant des pompiers Geonivan Maciel à des journalistes. « Nous allons sonder au fond pour voir si nous trouvons quelque chose ».

« Nous ne pouvons pas dire qu’il y ait la moindre trace concrète », a-t-il poursuivi, « mais nous allons voir si on trouve quelque chose qui pourrait permettre de faire un lien avec les deux disparus ».

Un « suspect » placé en détention

Après un démarrage très lent, la police fédérale et l’armée brésiliennes ont intensifié les recherches des deux hommes, qui ont été vus pour la dernière fois dimanche matin dans la localité de Sao Gabriel, non loin de leur destination, Atalaia do Norte.

Un homme de 41 ans, qualifié de « suspect », a été placé en détention et des traces de sang sur son bateau devaient être analysées.

Des témoins ont dit l’avoir vu passer à toute vitesse dans un bateau allant dans la même direction que Dom Phillips, contributeur régulier de The Guardian âgé de 57 ans, et Bruno Pereira, expert des peuples indigènes de 41 ans, lorsqu’ils ont été vus pour la dernière fois.

Une région considérée comme « dangereuse »

Les deux hommes voyageaient ensemble dans la vallée de Javari, zone difficile d’accès de l’ouest de l’Amazonie, proche du Pérou et réputée dangereuse avec la présence de toutes sortes de trafiquants.

La PF avait dit mercredi qu’elle n’excluait « aucune piste », y compris celle de l’homicide, dans une région considérée comme « dangereuse ».

Selon des militants indigènes locaux, Bruno Pereira était fréquemment menacé pour son combat contre l’empiètement sur les terres indigènes.

Un lancement trop tardif des recherches?

Le gouvernement du président d’extrême droite Jair Bolsonaro a été critiqué par les proches des disparus et les groupes indigènes pour son retard dans le déploiement des recherches.

« Dès le premier instant, nos forces armées et la Police fédérale se sont mobilisées dans la recherche inlassable de ces personnes », s’est défendu vendredi Jair Bolsonaro dans son discours au Sommet des Amériques à Los Angeles.

Cette déclaration intervenait juste après celle du Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme, qui avait jugé « extrêmement lente » la réponse de Brasilia aux disparitions et s’était dit préoccupé par la disparition de ces deux personnes, ainsi que par les attaques contre des militants et des journalistes au Brésil.

Jair Bolsonaro avait précédemment qualifié l’expédition de Dom Phillips et Bruno Pereira d' »aventure ». « Dans cette région, on est généralement escorté », avait-il lâché jeudi.



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