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Réunification de Taïwan, l’obsession de Xi Jinping



Réunification de Taïwan, l'obsession de Xi Jinping

Xi Jinping l’a répété à maintes reprises: la réunification historique de Taïwan avec la mère patrie « devra avoir lieu » car « personne ne doit sous-estimer la volonté chinoise de défendre l’intégrité du territoire ». A Taïwan, une île de 24 millions d’habitants revendiquée par la République populaire de Chine (RPC) depuis 1949, on ne l’entend pas exactement de cette oreille. Si l’on exclut les quatre années durant lesquelles l’île fut rattachée au continent, sous la présidence de Chiang Kaishek qui s’y exila après sa défaite contre Mao Zedong, cela fait 127 ans que ce territoire est de facto séparé de la Chine: cinquante ans sous l’occupation japonaise, le reste sous le contrôle du parti nationaliste (Kuomintang).

Les Taïwanais ne se sentent en rien inféodés au régime communiste de Pékin malgré les velléités de ce dernier de réaliser au plus vite une « réunification glorieuse » dès la rétrocession de Hong-kong à la RPC en 1997, orchestrée par l’ancien homme fort chinois Deng Xiao-ping. La différence, c’est qu’elle survenait à la fin d’un bail de 150 ans avec le Royaume-Uni. Pékin avait lancé une formule, à l’origine imaginée pour Taïwan: « un pays, deux systèmes » qui n’a plus aucun sens dans l’ancienne colonie où le tout-répressif et la brutalité policière ont pris le pas sur la démocratisation.

Ancien membre du Conseil législatif de Hong-kong, Dennis Kwok est l’auteur d’un rapport très détaillé pour Harvard. A partir du cas Hong-kong il tire quatre enseignements pour Taïwan: tout d’abord, Hong-kong constitue une illustration du modus operandi de Xi qui place le politique au-dessus de tout le reste.



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