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Chine: aux bons soins des « petits géants » de la tech


Dans la région de Pékin, la société Landsky Techno-logy invente de nouveaux systèmes d’éclairage. L’un d’eux a servi à illuminer le stade national aux jeux Olympiques. A 2.000 kilomètres, dans la province de Guizhou, FlexBot fournit des pièces pour la voiture autonome. Dans la région de Hubei, Kofon Motion Group produit des machines à décortiquer les écrevisses – mets dont raffolent les Chinois – mais aussi des éléments de moteur. Ces trois PME ont reçu un tampon officiel: elles figurent parmi quelque 8.000 « petits géants » déjà identifiés dans toutes les provinces par l’Etat chinois, qui entend en faire émerger 10.000 d’ici à 2025.

Derrière l’une de ces formules imagées dont la Chine a le secret se trouve un projet cher à Xi Jinping. L’expression est apparue dès 2020. Le ministère de l’Industrie et des Technologies de l’information l’a ensuite définie: « Les “petits géants” sont encore à un stade précoce de leur développement, se concentrent sur les nouvelles générations de technologies de l’information, les outils de production de pointe, les énergies nouvelles, les nouveaux matériaux, les biotechs et tous les autres secteurs de pointe. »

Critères à remplir

Pour prétendre à cette étiquette, qui donne droit à des subventions, des allègements d’impôts et des crédits, les PME doivent répondre à des critères précis: faire de la R&D, avoir déposé des brevets attestant de leur caractère innovant et surtout figurer sur la liste des filières fléchées par l’Etat. Des secteurs où la Chine rencontre des problèmes d’approvisionnement et entend renforcer son autonomie. « La Chine est en retard dans la fabrication de certains composants industriels élaborés », souligne le ministère, le 8 mars.

S’affranchir de la dépendance aux groupes occidentaux: cet impératif hante l’Empereur rouge. « Dès 2006, le gouvernement parlait de technologies “indigènes”, rappelle Françoise Huang, économiste spécialiste de la Chine au sein d’Allianz Trade (ex-Euler Hermès).

Le plan Made in China 2025, annoncé en 2015, dressait déjà la liste des industries pour lesquelles la Chine souhaitait devenir leader à l’horizon 2025. » Si Pékin a effacé la référence au Made in China, les mêmes logiques restent à l’œuvre.



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