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Taïwan: la visite de Nancy Pelosi accélère la perspective d’un conflit



Taïwan: la visite de Nancy Pelosi accélère la perspective d'un conflit

Elle y est allée. En dépit des objurgations de la Chine, Nancy Pelosi a fait ce mardi 2 août une halte à Taipei, à la tête d’une délégation parlementaire en tournée en Asie. La visite n’est pas tout à fait une surprise: la présidente de la chambre des Représentants américaine avait prévu de l’effectuer au printemps avant d’être empêchée par le covid-19. Mais elle a maintenu un halo de doute sur ses intentions avant d’atterrir, voulant peut-être ménager ses effets et lui donner le maximum de retentissement. Avec succès:  dans une ambiance électrique de liesse, piquant au vif une nation de vingt millions d’habitants, Nancy Pelosi a paradé dans la foule devant les médias locaux et internationaux, suprêmement indifférente au vacarme déclenché par Pékin.

Quelques jours plus tôt, selon la propagande chinoise, Xi Jinping avait mis en garde Joe Biden en avance de ce coup d’épingle sur un territoire qu’il considère « intrinsèquement chinois »: « ceux qui jouent avec le feu risquent de se brûler ». Résultat: au cours de sa visite, la Chine a annoncé des manœuvres militaires spectaculaires dans le Détroit de Taiwan pour les jours à venir, dont certaines qui mordent sur ses eaux territoriales. Rien de décisif cependant. « Pékin ne fait rien qui pourrait mener au casus belli. La Chine ne veut pas plus la guerre que les États-Unis », explique Benoit Hardy-Chartrand, de l’Université Temple. « Pour l’instant, Pékin tire des feux d’artifices. La vraie question n’est pas ce qui se passe maintenant. La vraie question, c’est le coup d’après », avertit un militaire en poste dans la région. 



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