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Après la perquisition du FBI dans la résidence de Donald Trump, les républicains crient au complot


Un partisan de l’ancien président Donald Trump passe devant son domaine de Mar-a-Lago, le 8 août 2022, à Palm Beach, en Floride.

Pour une fois, Donald Trump n’a pas exagéré. « Rien de tel n’est jamais arrivé à un président américain », s’est-il plaint dans un communiqué, lundi 8 août, quelques heures après le « raid d’un nombre important » d’agents du FBI dans sa « belle demeure de Mar-a-Lago à Palm Beach », en Floride. De l’avis des historiens, la perquisition de la police fédérale dans la résidence, fût-elle de vacances, d’un président ou ancien président n’a, en effet, pas connu de précédent. L’interprétation qu’en fait l’ex-président est claire : la « gauche radicale cherche à [l]’empêcher de [s]e présenter en 2024 ».

En matière de protection des Archives nationales, la chronique a bien retenu quelques poursuites pour des infractions à la loi, visant l’ex-conseiller du président Bill Clinton Sandy Berger, ou l’ancien général de l’armée américaine David Petraeus, qui sera condamné pour avoir divulgué des documents classés à sa compagne.

Mais rien d’aussi lourd de conséquences que la perquisition de lundi, à un moment où le Parti républicain est sur la défensive sur le terrain politique, et plus que jamais obnubilé par M. Trump : sa possible candidature pour 2024, son rôle de trublion dans les primaires, ses faits et gestes lors de l’insurrection du 6 janvier 2021, ses déclarations d’impôt (dernier épisode du feuilleton : la cour d’appel du district de Columbia a estimé, mardi 9 août, que le Congrès avait droit d’y accéder ; la Cour suprême devra statuer).

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Et même ses toilettes, depuis que Maggie Haberman, la journaliste politique du New York Times, a posté lundi, en avant-garde d’un livre de révélations annoncé pour octobre, deux photos montrant des morceaux de papiers déchirés flottant dans une cuvette. Où l’on distingue clairement l’écriture au Stabilo noir de Donald Trump, déjà connu pour sa propension à faire des confettis de documents, y compris officiels…

Tempête politique

Dans le paysage caniculaire d’août, la perquisition a provoqué une tempête politique, occultant ce qui devait être l’événement de la journée : la deuxième sortie post-Covid de Joe Biden, afin de promouvoir la loi, approuvée par les deux partis, permettant l’investissement de 200 milliards de dollars dans la fabrication de semi-conducteurs aux Etats-Unis. Le président a signé la loi devant de Maison Blanche, non sans tousser plusieurs fois. Il n’a pas eu un mot pour la perquisition du FBI. Sa porte-parole, Karine Jean-Pierre, a affirmé qu’il n’avait pas été prévenu de l’opération. S’il l’avait été, ont fait remarquer les commentateurs, il n’aurait pas choisi un tel télescopage de « news », alors qu’il espère changer la perception de son bilan, à moins de trois mois des élections de mi-mandat.

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