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Hongkong souhaite redorer son blason de grand centre financier international


Devant un panneau de la Bourse de Hongkong, le 28 octobre 2022.

Pour marquer son retour en fanfare sur la scène internationale, le gouvernement hongkongais a déroulé le tapis rouge pour accueillir le gotha de Wall Street et de la City, le temps d’un dîner de gala, mardi 1er novembre, au nouveau musée d’art contemporain M +, suivi, mercredi, d’un sommet de la finance globale, dont le thème était « Naviguer dans l’incertitude ». Coïncidence ironique, Hongkong recevait au même moment sur son territoire la tempête Nalgae, trouble-fête qui fit fermer les écoles et la Bourse, mais ne remit pas en cause le sommet.

Il faut dire que le nouveau chef de l’exécutif, le policier de carrière John Lee, tenait dur comme fer à cette opération de relations publiques qu’il avait annoncée dès son premier discours d’investiture en juillet. Car sa mission première est de faire oublier les trois dernières anni horribiles dont émerge douloureusement Hongkong : les émeutes de l’été 2019, suivies par la virulente prise de contrôle par Pékin en 2020 et en 2021, avec, en plus, une gestion de la pandémie de Covid-19 chaotique, et parfois cauchemardesque pour les étrangers, avec la quasi-impossibilité de voyager pendant plus d’un an.

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« C’est le sommet du retour de Hongkong sur la scène, la scène des affaires et de la finance, la scène où Hongkong a sa place », a lancé John Lee en guise de préambule, avant de rappeler tous les charmes de la région administrative spéciale : sa fiscalité très simple et très basse, l’excellence des services financiers, à l’avant-garde notamment sur la fintech et la finance verte, une Bourse qui a brassé 5 200 milliards de dollars américains (5 300 milliards d’euros) en 2021, l’économie « la plus libre du monde » (Fraser Institute) et, bien sûr, sa position privilégiée d’antichambre de l’immense marché chinois ou, selon l’expression consacrée, de « superconnecteur ».

Pas gagné d’avance

Face au secteur bancaire et financier, John Lee prêchait en fait des convaincus. Parmi les 200 invités, une quarantaine de présidents ou PDG étaient présents, notamment les présidents des plus grandes banques du monde, J.P. Morgan Chase, Goldman Sachs, Morgan Stanley, HSBC, ainsi que celui du plus grand fonds de gestion d’actifs, BlackRock (10 000 milliards de dollars).

Pour Hongkong, dont l’économie est en récession et la Bourse au plus bas depuis la crise de 2008, « cet exercice est avant tout un vote de confiance à Hongkong, pour réenclencher la machine et convaincre que tout va reprendre comme avant », analyse un banquier européen qui ne souhaite pas être identifié. Le pari n’était pourtant pas complètement gagné d’avance.

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