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« The French Dispatch », « Benedetta », « Annette »… voici les 24 films en compétition

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Voici la liste des vingt-quatre films en compétition pour la Palme d’or au 74e Festival de Cannes, dont le jury sera présidé par Spike Lee.

Des retrouvailles, presque comme avant: de Catherine Deneuve à Spike Lee en passant par Sean Penn et Marion Cotillard, le cinéma mondial a rendez-vous ce mardi sur la Croisette pour le coup d’envoi du premier Festival de Cannes depuis le début de la pandémie de Covid-19.

Le plus important festival du monde, qui se tient d’habitude en mai mais a dû être décalé à cause de la crise sanitaire, doit décerner ses prix le 17 juillet, dont la prestigieuse Palme d’Or, remportée en 2019 par le Sud-Coréen Bong Joon-ho pour Parasite. Voici la liste des vingt-quatre films en compétition.

Annette de Leos Carax (France). Neuf ans après Holy Motors, Leos Carax revient avec un opéra-rock coécrit et mis en musique par le groupe américain Sparks. Une comédie musicale avec Adam Driver et Marion Cotillard en couple épanoui et glamour qui bascule après la naissance d’un étrange enfant. Au cinéma le 6 juillet.

Benedetta de Paul Verhoeven (Pays-Bas). Homosexualité, érotisme, église et pouvoir : le nouveau film de l’auteur de Basic Instinct et Elle a tout pour secouer la Croisette, avec Virginie Efira dans un grand rôle de nonne lesbienne, habitée par le Christ et le désir charnel, dans un couvent italien du XVIIe siècle. Au cinéma le 9 juillet.

The French Dispatch de Wes Anderson (Etats-Unis). Le casting le plus impressionnant, avec Bill Murray, Tilda Swinton, Timothée Chalamet, Frances McDormand et d’autres stars… Le cinéaste à l’univers visuel léché met en scène un journaliste américain basé à Ennui-sur-Blasé, une ville fictive française à partir des années 1940. Au cinéma le 27 octobre.

Tre Piani de Nanni Moretti (Italie). Vingt ans après sa Palme d’or pour La Chambre du fils, l’habitué de Cannes adapte un roman sur le destin de trois familles, habitant à trois étages d’un même immeuble de Rome. Au cinéma le 27 octobre.

A Feleségem Torténete (L’Histoire de ma femme) d’Ildiko Enyedi (Hongrie). Un homme fait le pari d’épouser la première femme qui passe la porte d’un bar…. Avec Léa Seydoux, présente dans quatre films en sélection cette année. Au cinéma le 12 janvier 2022.

Bergman Island de Mia Hansen-Love (France), avec Tim Roth et Vicky Krieps, sur un couple de cinéastes qui part sur l’île de Faro, île fétiche du cinéaste suédois Ingmar Bergman, pour écrire chacun le scénario de son prochain film. Au cinéma le 14 juillet.

Drive my car de Ryusuke Hamaguchi (Japon). Le réalisateur de Senses et Asako I et II sur deux êtres en quête de rédemption, hantés par des secrets du passé. Au cinéma le 18 août.

Ha’Berech (Le Genou d’Ahed) de Nadav Lapid (Israël), Ours d’Or 2019 pour Synonymes. La rencontre d’un cinéaste israélien avec une fonctionnaire du ministère de la Culture, dans un village reculé, et son combat pour la liberté dans son pays. Au cinéma le 15 septembre.

Haut et fort de Nabil Ayouch (Maroc). Le réalisateur de Much Loved, sur la prostitution, plonge dans l’univers d’une jeunesse marocaine portée par le hip-hop. Tourné dans une banlieue déshéritée de Casablanca, où le réalisateur a fondé un centre culturel et recruté la plupart des acteurs. Au cinéma le 10 novembre.

Hytti NRO 6 (Compartment NO.6) de Juho Kuosmanen (Finlande), la rencontre entre deux inconnus le temps d’un voyage en train entre Moscou et Mourmansk, au nord du cercle polaire. Non daté.

Julie (en 12 chapitres) de Joachim Trier (Norvège). Le réalisateur d’Oslo, 31 août promet un trio sentimental entre une trentenaire qui n’arrive pas à se fixer, un auteur à succès et un séduisant jeune homme. Au cinéma le 13 octobre.

La Fracture de Catherine Corsini (France) avec Valeria Bruni-Tedeschi et Marina Foïs. Un film autour d’un couple bloqué dans un hôpital en pleine manifestation des « gilets jaunes », par une réalisatrice discrète mais engagée. Non daté.

Les Intranquilles de Joachim Lafosse (Belgique) s’attaque au drame de la bipolarité, à travers le portrait d’une famille rongée par la maladie du père (Damien Bonnard) avec laquelle la mère (Leïla Bekhti) tente de composer, pour protéger leur jeune fils. Au cinéma le 20 octobre.

Les Olympiades de Jacques Audiard (France) avec Noémie Merlant, et Céline Sciamma à l’écriture du scénario. Le cinéaste français, Palme d’Or pour Dheepan (2015), va tenter un doublé avec ce film tourné dans des grands ensembles du XIIIe arrondissement de Paris. Au cinéma le 3 novembre.

Lumina Wang et Makita Samba dans "Les Olympiades" de Jacques Audiard.
Lumina Wang et Makita Samba dans « Les Olympiades » de Jacques Audiard. © Copyright Shanna Besson

Lingui de Mahamat-Saleh Haroun (Tchad), aborde le tabou de l’avortement à travers le destin d’une adolescente enceinte à N’Djamena. Le réalisateur tchadien installé en France avait décroché le Prix du Jury à Cannes en 2010 pour Un homme qui crie. Au cinéma le 8 décembre.

Memoria d’Apichatpong Weerasethakul (Thaïlande). Après sa Palme d’or en 2010 pour Oncle Boonmee, ce cinéaste mystique et onirique tourne pour le première fois hors de Thaïlande, en Colombie, avec Jeanne Balibar et Tilda Swinton en botaniste prise d’hallucinations sonores. Non daté.

Nitram de Justin Kurzel (Australie). Après avoir tourné Macbeth et Assassin’s Creed avec Michael Fassbender et Marion Cotillard, le cinéaste livre un plaidoyer pour le contrôle des armes, revenant sur une fusillade en Australie qui avait fait 35 morts en 1996. Non daté.

France de Bruno Dumont avec Léa Seydoux, Benjamin Biolay et Blanche Gardin. Le réalisateur nordiste continue d’adapter Charles Péguy et promet un triple portrait, d’une femme, de la France et du système médiatique à travers l’histoire d’une journaliste star de télévision. Au cinéma le 25 août.

La Fièvre de Petrov de Kirill Serebrennikov (Russie). Le cinéaste, critique du régime russe et interdit de sortie du territoire, livre une « déambulation alcoolisée » entre deux amis, à la lisière entre rêve et réalité… Au cinéma le 1er décembre.

Red Rocket de Sean Baker (Etats-Unis) sur une ex-star du porno qui revient s’installer dans son Texas natal. Le cinéaste avait fait grand bruit en 2017 avec The Florida Project, présenté à la Quinzaine des réalisateurs. Non daté.

Titane de Julia Ducournau (France) avec Vincent Lindon. La réalisatrice de 37 ans, remarquée avec l’horrifique Grave (2016), revient avec une histoire d’enfant retrouvé et de meurtres en série, interprétée notamment par Vincent Lindon. Au cinéma le 14 juillet.

Tout s’est bien passé de François Ozon (France). Le réalisateur prolifique et éclectique filme pour la première fois Sophie Marceau, confrontée à une demande de son père, André Dussollier, de l’aider à mettre fin à ses jours. Au cinéma le 22 septembre.

Un héros d’Asghar Farhadi (Iran). Après Everybody Knows, tourné en Espagne avec Penelope Cruz et Javier Bardem, le cinéaste, Oscar du meilleur film étranger en 2017 pour Le Client, revient avec un thriller tourné en Iran. Au cinéma le 22 décembre.

Flag Day de Sean Penn (Etats-Unis). Le retour du cinéaste américain après l’accueil glacial à Cannes, en 2016 de The Last Face. L’acteur star joue aux côtés de sa propre fille Dylan, sur le destin d’un braqueur et la relation père-fille. Au cinéma le 22 septembre.

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