Jean-Luc Mélenchon dénonce « l’utilisation électorale de la répression »



Jean-Luc Mélenchon dénonce "l'utilisation électorale de la répression"

« Le gouvernement doit renoncer à l’utilisation électorale de la répression en Guadeloupe et dans les territoires et départements d’outre-mer pour incarner, dans l’élection, le parti de l’ordre », a affirmé le candidat insoumis.

Le candidat LFI à la présidentielle Jean-Luc Mélenchon a demandé ce mardi au gouvernement de « renoncer à l’utilisation électorale de la répression » en Guadeloupe, en proie depuis une semaine à une flambée de contestation violente sur fond de crise sanitaire et sociale.

« Le gouvernement doit renoncer à l’utilisation électorale de la répression en Guadeloupe et dans les territoires et départements d’outre-mer pour incarner, dans l’élection, le parti de l’ordre », a-t-il affirmé lors d’un point-presse à l’Assemblée nationale.

Très critique sur la politique gouvernementale vis-à-vis des Outre-mer, Jean-Luc Mélenchon a estimé que le « fond de l’affaire » était « l’exaspération contre l’état d’abandon ».

L’envoi du GIGN et du Raid, une « provocation absolument inutile »

Rappelant les manquements dans la distribution de l’eau, le scandale du chlordécone, un pesticide répandue dans les bananeraies, le chômage endémique chez les jeunes en Guadeloupe, le leader insoumis juge « évident » que la situation sur l’île antillaise aille « au-delà d’un incident ».

« A tel point qu’on se demande si d’aucuns n’ont pas eu l’idée d’organiser un bras de fer pour prouver leur autorité », a-t-il encore relevé.

Soucieux de ne « surtout pas résumer la situation aux flammes et aux incendies », Jean-Luc Mélenchon a fait valoir qu’envoyer des unités du GIGN et du Raid, deux forces d’intervention du ministère de l’Intérieur, était une « provocation absolument inutile ».

« On ne peut pas vouloir maintenir à la chicotte des gens en rang », a-t-il encore ajouté. « La question de fond qui est posée ce sont les questions sociales et c’est le désamour qui est entrain de s’installer avec la patrie commune », a-t-il mis en avant.

« Mettre des choses tangibles sur la table »

Déplorant l’absence sur place du ministre des Outre-mer, Sébastien Lecornu « pas un grand courageux », le candidat à la présidentielle a taclé l’issue de la réunion lundi soir entre le gouvernement et les élus de Guadeloupe.

« On ne peut pas rester sur le régime paternaliste et d’admonestation d’hier soir. La Guadeloupe n’est pas une île peuplée d’enfants », a critiqué Jean-Ludc Mélenchon.

Celui-ci a demandé au gouvernement de « mettre des choses tangibles sur la table » , à commencer par promettre de ne pas licencier ou suspendre « les personnels qui ne sont pas vaccinés ».



Lire la suite
www.bfmtv.com

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *