3e dose, écoles, pass sanitaire… Ce qu’il faut retenir des annonces de Véran et Blanquer



3e dose, écoles, pass sanitaire... Ce qu'il faut retenir des annonces de Véran et Blanquer

Au lendemain du Conseil de défense sanitaire, le gouvernement a donné une conférence de presse ce jeudi autour d’Olivier Véran et Jean-Michel Blanquer, en lien avec la forte dégradation de la situation épidémique.

Une cinquième vague « qui commence de façon fulgurante », s’est alarmé Gabriel Attal ce week-end. Au vu de la dégradation épidémique, le gouvernement a annoncé de nouvelles mesures pour lutter contre le Covid-19 au cours d’une conférence de presse ce jeudi à la mi-journée.

« Oui la France connaît à son tour une cinquième vague, (…) plus forte, plus longue que la quatrième vague survenue cet été », a mis en garde Olivier Véran en commençant la conférence de presse. Mais « nous avons les moyens de nous prémunir, individuellement et collectivement, des conséquences dramatiques des premières vagues », a-t-il poursuivi.

« Je ne vous annoncerai ni confinement, ni couvre-feu, ni fermeture anticipée des commerces, ni limitation des déplacements », a annoncé d’entrée de jeu le ministre de la Santé.

« Nous faisons le choix de concilier liberté et responsabilité ».

• Rappel vaccinal ouvert à tous les plus de 18 ans

C’est l’annonce-phare de cette conférence de presse. Accessible pour les plus de 65 ans depuis le mois de septembre, avant une ouverture aux plus de 50 ans annoncée début décembre, la campagne de rappel vaccinal va être étendue à toutes les personnes vaccinées contre le Covid-19.

« Désormais, le rappel vaccinal sera ouvert à tous les adultes âgés de 18 ans et plus, dès cinq mois après leur dernière injection. En pratique, cela concerne 25 millions de Français, dont 6 millions ont déjà reçu leur rappel », a annoncé Olivier Véran ce jeudi, évoquant le fait qu' »au bout d’un certain temps, l’immunité diminue ».

Il fallait jusque-là attendre six mois pour se voir administrer une dose de rappel pour les personnes éligibles. La dose de rappel constitue une troisième dose, ou une deuxième injection pour les personnes qui avaient été vaccinées après avoir contracté le virus.

« Il y aura des vaccins pour tout le monde », a assuré le ministre de la Santé.

• Le maintien du pass sanitaire conditionné au rappel vaccinal

La validité du pass sanitaire des personnes pleinement vaccinées sera conditionnée à l’administration d’une dose de rappel, a annoncé le gouvernement ce jeudi. Le document sera désactivé 7 mois après la dernière dose reçue, au cas où la dose de rappel ne serait pas effectuée.

« A compter du 15 janvier, le pass sanitaire de tous les autres publics ne sera plus actif si le rappel n’a pas été fait dans le délai de sept mois après la dernière injection », a annoncé Olivier Véran.

Sans dose de rappel, il faudra donc pouvoir présenter le résultat d’un test négatif. Une décision dans la continuité de celle qui avait été prise pour les plus de 65 ans, qui doivent voir leur pass sanitaire désactivé au 15 décembre s’ils n’ont pas effectué leur dose de rappel.

« Vous recevrez une alerte » via l’application TousAntiCovid à l’approche de la date de désactivation du pass sanitaire, a précisé Olivier Véran.

« A compter de lundi prochain, les tests PCR et antigéniques qui donnent accès au pass sanitaire (…) et qui aujourd’hui sont valables 72 heures verront leur validité réduite à 24 heures » pour bénéficier du pass sanitaire, a annoncé Olivier Véran ce jeudi.

Ces tests se réaliseront, comme à l’heure actuelle, aux frais de la personne qui se fera testée, sauf si elle est symptomatique et présente une ordonnance, ou est désignée comme cas contact.

• Retour du masque dans tous les lieux publics clos

Le port du masque redevient obligatoire dans tous les lieux publics clos, même ceux soumis au pass sanitaire, a annoncé Olivier Véran. Un décret doit être pris vendredi pour acter cette mesure.

Pour les lieux soumis au pass sanitaire, le port du masque était à la discrétion des gérants, notamment dans les cafés et restaurants, où des règles disparates étaient observées selon les différents établissements.

Les marchés de Noël seront également conditionnés à la présentation du pass sanitaire, a ajouté le ministre de la Santé.

• En maternelle et primaire, fin de la fermeture automatique des classes après un cas de Covid-19

Révélée par BFMTV mercredi, Jean-Michel Blanquer a confirmé ce jeudi la fin de la fermeture automatique des classes de maternelle et primaire en cas de détection d’une contamination d’un élève, à l’image de ce qui est déjà en vigueur au collège et au lycée.

« Notre objectif, notre boussole, reste la priorité d’une école ouverte (…). Toutes les mesures sont guidées par cet objectif », a défendu le ministre de l’Education nationale.

« Lorsqu’un élève est testé positif, tous les élèves de la classe sont testés à leur tour et seuls les élèves testés positifs restent à la maison », a précisé Jean-Michel Blanquer. Ce dispositif entrera en vigueur à partir de la semaine prochaine.

« Il n’y aura donc plus de fermeture systématique de classe au premier cas de Covid en primaire », a-t-il argué, mais un dépistage systématique.

8500 classes sont actuellement fermées en raison du Covid-19, a confirmé le ministre.

• Vaccination des enfants « pas avant 2022 »

A ce jour, la vaccination est autorisée en France à compter de l’âge de 12 ans. Alors que le virus circule très fortement chez les jeunes enfants, la question de leur vaccination se fait de plus en plus insistante. Ce jeudi, l’Agence européenne des médicaments a d’ailleurs approuvé l’utilisation du vaccin Pfizer pour la vaccination des 5 à 11 ans.

Le ministre de la Santé va donc saisir le Conseil consultatif d’éthique puis la Haute autorité de santé. Si d’aventures des suites favorables étaient données, la vaccination de cette tranche d’âge « ne commencerait pas avant le début de l’année 2022 ».

« Si ça devait arriver, ce serait facultatif », a précisé Jean-Michel Blanquer.

« Nous devons collectivement nous ressaisir » quant aux gestes barrières, a exhorté Olivier Véran ce jeudi. « Nous avons notre destin en main », a martelé le ministre à plusieurs reprises.

« Etre libre, ce n’est pas refuser mordicus ces mesures », a poursuivi le ministre, estimant que « ces petites contraintes du quotidien sont les clés de notre liberté », insistant notamment sur la nécessité d’aérer les espaces clos, en dépit du retour du froid avec l’arrivée de l’hiver.

Clarisse Martin Journaliste BFMTV



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