Hôpital, Gilets jaunes, phrases chocs… Les regrets d’Emmanuel Macron au terme de son quinquennat



Hôpital, Gilets jaunes, phrases chocs... Les regrets d'Emmanuel Macron au terme de son quinquennat

Le président de la République, tout en admettant avoir pu « blesser » par certaines de ses sorties, a néanmoins déplorer être « dans une société de la décontextualisation ».

Un quinquennat entaché par des propos polémiques. Invité à réagir sur TF1 sur plusieurs de ses sorties survenues au cours de son mandat de président de la République, Emmanuel Macron a multiplié ce mercredi soir les mea culpa.

S’il dit « regretter » être « dans une société de la décontextualisation », il a admis avoir pu « blesser » par la formulation de certains de ses propos et reconnu une certaine maladresse dans l’application de certaines mesures politiques.

• « Ceux qui ne sont rien »: son plus grand regret

En 2017, le président tient un discours devant des entrepreneurs lors de l’inauguration de la station F au cours duquel il distingue « les gens qui réussissent et ceux qui ne sont rien ».

« On ne peut pas dire ça », a reconnu Emmanuel Macron devant les journalistes de TF1. « C’est terriblement blessant […] Je pense que dans certains de mes propos, j’ai blessé des gens et je pense qu’on peut bouger les choses sans blesser des gens et c’est ça que je ne referai plus parce que, au moment où je l’ai fait, je n’ai pas mesuré que je blessais. Je garde la même volonté de bousculer les choses, mais j’ai acquis beaucoup plus de respect pour chacun. C’est ça que j’ai appris », a-t-il insisté.

• Il s’excuse pour ses propos sur les « fainéants » et les « cyniques »

Interpellé sur l’un de ses déplacements où il invitait un jeune homme à « traverser la rue » pour trouver un travail mais aussi sur l’un de ses discours où il fustigeait les « fainéants, les cyniques », Emmanuel Macron a affirmé qu’il ne redirait « certainement pas » ces mots aujourd’hui.

« Il y a des mots qui peuvent blesser, et je pense que c’est jamais bon, c’est même inacceptable car le respect fait partie de la vie politique », a déclaré le chef de l’État.

• Sur Saint-Martin, « j’ai été naïf »

Il est aussi revenu au passage sur une photo prise à Saint-Martin en 2018 après le passage de l’ouragan Irma, sur laquelle il apparaît aux côtés d’une jeune homme torse nu faisant un doigt d’honneur.

Faisant valoir son goût pour aller « au contact, au coeur des problèmes », il a également reconnu qu’il fallait « protéger la fonction » de président de la République.

Interrogé sur la situation hospitalière avant la crise du Covid-19 qui frappe encore les établissements de santé, le chef de l’État réfute toute inaction mais admet avoir fait « sans doute trop peu » pour les soignants.

« Ce que je dis en 2018, et l’intuition est plutôt juste, c’est qu’il faut qu’on arrête de baisser les tarifs, qu’on change l’organisation, qu’on retrouve de l’ambition et qu’on investisse », a déclaré le président. « Mais je pense que je ne mesure pas assez le sentiment d’urgence avant la crise (sanitaire, NDLR) », a-t-il concédé

• « Des erreurs ont été faites » avant les Gilets jaunes

Emmanuel Macron a reconnu une part de responsabilité dans la crise sociale des Gilets jaunes qui a marqué la fin de l’année 2018 en France.

« Personne n’a vu arriver une telle crise. Mais je pense qu’il y a eu des erreurs qui ont été faites », a estimé le président. « La mécanique de l’augmentation du carburant est votée dès 2015. Comme c’est voté, on pense que c’est fait. Et on ne s’occupe pas suffisamment du moment où ça arrive dans la vie des gens. On a pris des décisions qui ont été incomprises », a-t-il ajouté.

« J’ai essayé de bien faire à chaque instant. Ai-je fait des erreurs? Oui, beaucoup. Est-ce que je les ai répétées? J’ai essayé de ne pas les répéter », a -t-il conclu à l’issue de cet entretien.

Hugues Garnier avec AFP Journaliste BFMTV



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