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Un début de programme, des regrets… Ce qu’il faut retenir de la « Lettre aux Français » de Macron



Un début de programme, des regrets... Ce qu'il faut retenir de la "Lettre aux Français" de Macron

Le président vient d’officialiser sa candidature dans une tribune. Il y appelle à « travailler plus » dans les prochaines années tout en estimant « n’avoir pas tout réussi ».

Emmanuel Macron a attendu presque le dernier moment pour se déclarer. Dans une « Lettre aux Français » dévoilée ce jeudi soir, le président explique les raisons de sa candidature. Voici les grandes annonces de cette missive.

• Une défense de son bilan: « Nous avons tenu bon »

Après avoir rappelé les crises qui ont émaillé son mandat, entre « terrorisme, pandémie, retour de la violence, guerre en Europe », le chef d’État se félicite d’abord de son action.

« Nous avons tenu bon sans jamais renoncer à agir », écrit le président de la République. « Grâce aux réformes menées, notre industrie a pour la première fois recréé des emplois et le chômage a atteint son plus bas niveau depuis quinze ans. »

« Grâce au travail de tous, nous avons pu investir dans nos hôpitaux et notre recherche, renforcer nos armées, recruter policiers, gendarmes, magistrats et enseignants, réduire notre dépendance aux énergies fossiles, continuer à moderniser notre agriculture », poursuit le dirigeant.

• De nouveaux regrets: « Nous n’avons pas tout réussi »

Mais le dirigeant esquisse aussi des regrets. « Nous n’avons pas tout réussi. Il est des choix qu’avec l’expérience acquise auprès de vous je ferais sans doute différemment », admet le président de la République, sans plus de précisions sur ses échecs. Un mea culpa assez proche de celui qu’il avait pu faire lors d’une longue interview à TF1 en décembre.

• Un début de programme: « Il nous faudra travailler plus »

« Je suis candidat pour inventer avec vous, face aux défis du siècle, une réponse française et européenne singulière », explique Emmanuel Macron au moment d’évoquer le pourquoi de sa candidature. Le président esquisse ensuite à très grands traits un embryon de programme, basé sur une hausse du nombre d’heures travaillées et une baisse des impôts.

« Il nous faudra donc travailler plus et poursuivre la baisse des impôts pesant sur le travail et la production. Pour ne pas nous laisser imposer par d’autres les technologies qui rythmeront demain notre quotidien, il nous faudra aussi continuer d’investir dans notre innovation et notre recherche afin de placer la France en tête dans les secteurs qui (…) feront le futur », avance-t-il.

Le dirigeant indique aussi vouloir donner « la priorité à l’école et à nos enseignants, qui seront plus libres, plus respectés et mieux rémunérés » et également « préserver et même améliorer le modèle social » français.

• Des attaques voilées contre certains adversaires: « Ne pas cultiver la nostalgie »

Emmanuel Macron n’oublie pas d’égratigner la vision du monde de certains de ses rivaux, à commencer par Éric Zemmour, sans pour autant les citer nommément. « Ne nous trompons pas: nous ne répondrons pas à ces défis en choisissant le repli ou en cultivant la nostalgie », explique-t-il dans une allusion à la candidature du polémiste tout en semblant partager à demi-mot son diagnostic.

Le chef de l’État dit ainsi vouloir « défendre notre singularité française », ce qui « implique enfin de promouvoir une certaine manière d’être au monde ».

« Un art de vivre millénaire, enraciné dans chaque région, chaque canton, chaque ville et chaque village que ce soit en métropole ou dans nos outre-mer. Une histoire, une langue, une culture que lorsque l’on est Français, on se doit de connaître, d’aimer, de partager », analyse ainsi le chef de l’État.

• Une allusion à la guerre en Ukraine: « Je ne pourrai pas mener campagne comme je l’aurais souhaité »

Alors que des candidats s’inquiètent que la crise en Ukraine phagocyte la campagne présidentielle, empêchant d’aller sur le terrain de la politique intérieure, Emmanuel Macron assure que les débats ne seront pas escamotés.

« Bien sûr, je ne pourrai pas mener campagne comme je l’aurais souhaité en raison du contexte », regrette-t-il. « Mais avec clarté et engagement j’expliquerai notre projet, notre volonté de continuer à faire avancer notre pays avec chacun d’entre vous », conclut le dirigeant.

Si certains dans l’entourage du président anticipent une légère chute dans les enquêtes d’opinion après son entrée en campagne, il fait largement la course en tête. Emmanuel Macron récolte 25% des intentions de vote dans le sondage Elabe pour BFMTV et L’Express.



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