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la crainte d’un manque d’assesseurs dans les bureaux de vote


Il est obligatoire d’avoir au moins deux assesseurs par bureau de vote lors d’une élection, mais certaines villes ont du mal à trouver des volontaires.

Risque-t-on de manquer d’assesseurs dimanche? Selon le code électoral, tous les bureaux de vote en France doivent être composés le jour de l’élection d’un président, d’une secrétaire et d’au moins deux assesseurs. Ces derniers sont normalement désignés par les équipes des candidats à l’élection, qui peuvent chacun choisir un assesseur, mais par endroits, comme à Paris ou Lyon, il semble difficile de trouver des volontaires.

Le rôle d’un assesseur « est notamment de faire signer les électeurs sur la liste d’émargement et de tamponner la carte électorale », explique Vie Publique. Ils sont globalement en charge du bon déroulement du scrutin, et un bureau de vote ne peut pas ouvrir s’il en manque.

« Une démobilisation des assesseurs désignés par les formations politiques »

« On constate déjà depuis un certain nombre de scrutins une démobilisation des assesseurs désignés par les formations politiques », explique sur BFMTV Pierre Bourriaud, directeur général des services de la mairie du XVIIe arrondissement de Paris, « donc on est obligé d’avoir un plan B puisque le code électoral impose la présence de deux assesseurs par bureau de vote tout au long de la journée, et c’est là qu’on trouve les assesseurs citoyens ».

Kaja Jablonska s’est ainsi portée volontaire en avance dans la réserve civique, qui contribue à pourvoir en urgence les bureaux dégarnis, notamment via sa plateforme www.jeveuxaider.gouv.fr. Elle sera assesseure dans un bureau du XVIIe arrondissement de Paris ce dimanche.

« J’avais envie de vivre pleinement mon rôle de citoyenne, je pense que c’est essentiel pour tous les citoyens de s’engager dans la vie de leur pays, de comprendre comment fonctionne les institutions », déclare-t-elle sur notre antenne.

Des appels aux assesseurs

Mais malgré ces volontaires, par endroits on craint de manquer de bras dimanche. « Ce matin il nous en manquait encore deux puisqu’on a eu des cas de Covid », raconte à BFMTV Fiona Lemoine, responsable des affaires publiques de la mairie de Bègles (Gironde). « Là c’est bon pour le moment, mais on n’est jamais à l’abri que dimanche matin on ait quelqu’un qui nous appelle et qui nous dise: ‘malheureusement je ne peux plus venir’. »

Pour pouvoir ouvrir tous ses bureaux de vote lors des deux tours de l’élection présidentielle, la mairie de Bègles a mis en place une campagne sur les réseaux sociaux pour attirer des bénévoles: « Devenez assesseur de bureau de vote! Et révélez vos supers-pouvoirs », peut-on lire sur leurs affiches.

« Enfin une bonne excuse pour ne pas aller courir dimanche matin. Devenez assesseur pour l’un de nos bureaux de vote! », suggère sur Twitter la ville de Lyon (Rhône), qui a lancé dès début février une large campagne de recrutement de bénévoles.

Si le jour de l’élection, il y a moins de deux assesseurs, ceux manquants seront « pris parmi les conseillers municipaux ou parmi les électeurs présents », explique le site Vie Publique, par exemple, « l’électeur le plus âgé s’il manque un assesseur, le plus âgé et le plus jeune s’il en manque deux ».

Salomé Vincendon

Salomé Vincendon Journaliste BFMTV





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