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à quoi va ressembler la mission flash lancée par l’Élysée ?



à quoi va ressembler la mission flash lancée par l'Élysée ?

En déplacement à Cherbourg ce mardi, Emmanuel Macron a annoncé mardi le lancement d’une « mission flash » d’un mois pour faire un bilan des difficultés rencontrées par les services d’urgences.

Le chef de l’État, en déplacement mardi dans la Manche, confie au président de Samu-Urgences de France, François Braun, et conseiller santé pendant la campagne présidentielle, une « mission flash » pour plancher sur des solutions pour sauver l’hôpital à bout de souffle.

Déjà fragilisées avant la crise du Covid-19, les urgences sont désormais au bord de la rupture après deux années de crise sanitaire, contraignant 120 services d’urgence à fermés ou à envisager de fermer cet été. En guise de réponse, Emmanuel Macron lance donc une réflexion qui veut répondre « au temps de l’urgence et de l’action face à la situation actuelle », détaille l’Elysée.

Des conclusions attendues dans un mois

Cette mission flash qui se veut transversale comptera des généralistes qui exercent en ville comme la docteure Delphine Tortiget, des administratifs avec Thomas Deroche, le directeur général de l’Agence régionale de santé (ARS) Normandie mais également des spécialistes comme le professeur Karim Tazarourte, membre du collège universitaire des urgences ou encore Antoine Leveneur, président de la conférence nationale des URPS (Unions régionales des professionnels de santé).

Elle se concentrera sur plusieurs sujets comme l’usage de la télémédecine, la complémentarité médecine de ville-hôpital, le gain de temps médical ou encore l’organisation du temps de travail.

La mission rendra ses conclusions au début du mois de juillet à Brigitte Bourguignon, la nouvelle ministre de la Santé.

Une mission qui « répond pas aux inquiétudes »

Le dispositif laisse pour l’instant sceptiques les hospitaliers, à l’instar de Schwob Tellier, membre du collectif Inter-urgences.

« Il me semble que les rapports du Sénat et de l’Assemblée nationale ont déjà décrit la situation dans les hôpitaux », a jugé cet infirmier de nuit aux urgences de l’hôpital Beaujon à Lichy (Hauts-de-Seine) sur France info.

Patrice Pelloux, le président de l’association des médecins urgentistes à de son côté jugé que cette annonce ne répondait pas « aux inquiétudes, ni des soignants ni des patients », sur BFMTV ce mardi soir.

Emmanuel Macron lui-même n’a pas promis de recette miracle lors de son déplacement à Cherbourg, affirmant n’avoir « pas de plan caché qui va tout régler  ».

Agathe Lambret et Marie-Pierre Bourgeois



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