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Perchoir, commissions… Semaine cruciale pour les postes-clés de l’Assemblée nationale



Perchoir, commissions... Semaine cruciale pour les postes-clés de l'Assemblée nationale

Alors qu’Élisabeth Borne a une semaine pour trouver un potentiel « accord de gouvernement », « des LR aux communistes », selon les consignes d’Emmanuel Macron, une semaine décisive débute au sein de l’hémicycle, une semaine après les législatives.

Perchoir, questure, commission des Finances… Ce lundi s’ouvre une semaine décisive pour les différentes forces politiques de l’Assemblée nationale qui vont devoir s’affronter et s’allier en vue d’occuper différents postes-clés au sein de l’hémicycle, une semaine après les législatives.

Avant la fin de la semaine, la nouvelle présidence de l’Assemblée nationale, la présidence des huit commissions permanentes et l’organisation du bureau seront connues. Cette plus haute autorité collégiale du Palais-Bourbon, qui chapeaute son fonctionement, sera composée de trois questeurs, de six vice-présidents et de douze secrétaires.

Dans le même temps, la Première ministre Élisabeth Borne a une semaine pour trouver un potentiel « accord de gouvernement » avant le week-end. Ce afin d’assurer une majorité d’action au gouvernement qui n’a obtenu qu’une majorité relative aux législatives.

· Qui pour succéder à Richard Ferrand au Perchoir?

Le premier des grands rendez-vous qui attend les 577 députés a lieu mardi. Lors de la première séance publique de la nouvelle Assemblée fraîchement élue, les parlementaires vont devoir élire leur nouveau président. Ce dernier succédera au marcheur Richard Ferrand, défait aux législatives dans le Finistère. Scène inédite: pour la première fois, cette séance inaugurale présidée par le doyen de l’Assemblée sera supervisée par le RN néophyte, José Gonzales, 79 ans.

Les candidats se bousculent pour accéder au Perchoir. La favorite, Yaël Braun-Pivet, vient de quitter son ministère des Outre-Mers et se verrait bien être la première femme élue à la tête du Palais-Bourbon. Face à elle, la LR Annie Genevard et le RN Sébastien Chénu ont déjà fait part de leur envie de mettre au défi la candidate de la majorité présidentielle, soutenue par quelques LR.

· Quelles oppositions face à Ensemble dans l’hémicycle?

Autre étape importante pour les partis: le dépôt de leur déclaration de groupe, accompagnée de la liste de leurs membres, des députés apparentés et du nom de leur président. Ils pourront y mentionner s’ils se revendiquent ou non de l’opposition. Déposée mardi soir, cette déclaration sera certifiée le lendemain, mercredi, après sa publication au Journal officiel.

Pour l’instant, cinq groupes d’opposition (PCF, EELV, LFI, LR et RN) font face à la coalition présidentielle composé d’En marche, d’Agir, du MoDem et d’Horizons. Un dixième groupe dont les tractactions sont actuellement en cours et déjà baptisé « Utiles » pourrait se faire une place, à gauche de la majorité. Ce groupe – qui doit être au minimum composé de 15 députés pour avoir le droit de se constituer – apporterait éventuellement une partie des députés manquant à Élisabeth Borne pour gouverner, selon les premières déclarations de ses futurs membres issus des Outre-Mers, des anciens de Libertés et Territoires et peut-être du PS.

Le même jour, président de l’Assemblée et présidents de groupe se réuniront pour déterminer l’organisation du futur Bureau. Seront réparties les candidatures aux fonctions de vice-président, questeur et secrétaire et les sièges des huit commissions permanentes (affaires culturelles et éducation, affaires économiques, affaires étrangères, affaires sociales etc.). Les trois questeurs en charge de gérer le budget du Palais Bourbon seront l’objet d’un nouveau bras de fer entre opposition et majorité. En 2017, comme le rappelle Le Monde les députés ont instauré un système de points permettant à chaque formation de revendiquer les postes du bureau en fonction de son poids politique.

· Qui remportera la bataille pour la tête de la commission des Finances

La direction de la plus prestigieuse et la plus puissante des huit commissions permanentes de l’Assemblée, qui contrôle le budget de l’État, attire les convoitises. Celle-ci doit obligatoirement revenir à un groupe de l’opposition, et est disputée par le RN et LFI. Côté Rassemblement national, c’est Jean-Philippe Tanguy qui va tenter de la briguer. Côté Insoumis, le député de Seine-Saint-Denis Éric Coquerel a déjà fait savoir sa « disponibilité ».

Valérie Rabault, du PS, s’y intéresse également. Selon les socialistes, des pressions s’exercent pour qu’elle se retire de la course. La Nupes a d’ores et déjà fait part de sa volonté de ne présenter qu’un seul candidat commun pour maximiser ses chances de l’emporter face au RN.

Élue par ses membres, la nouvelle tête de la commission des Finances sera connue jeudi, ainsi que celle des sept autres commissions. Avant cela, un peu plus tôt le matin, chaque groupe aura à choisir sa future place dans l’hémicycle pour les cinq ans à venir de cette XVIème mandature.



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