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coup d’envoi des débats à l’Assemblée, le camp présidentiel et les oppositions s’affrontent



coup d'envoi des débats à l'Assemblée, le camp présidentiel et les oppositions s’affrontent

Les députés ont commencé ce lundi l’examen du projet de loi « portant mesures d’urgence pour la protection du pouvoir d’achat. »

Oui aux compromis, non à la « surenchère »: le gouvernement a tenté de quadriller le débat ce lundi à l’Assemblée sur son paquet de mesures en faveur du pouvoir d’achat, tandis que gauche et RN s’affrontaient sur les hausses de salaires.

Au bout de quatre heures trente d’échanges dans l’après-midi puis dans la nuit, les députés ne sont pas venus à bout du premier article du premier projet de loi, qui prévoit la poursuite de la « prime Macron », prime exceptionnelle défiscalisée et désocialisée pour les salariés.

L’alliance de gauche Nupes n’a eu de cesse de critiquer des primes d' »enfumage » venant « se substituer aux salaires », ce que la majorité récuse. Surtout, les insoumis s’en sont pris aux « bons alliés de la macronie », à savoir les députés RN qui cherchaient à amender ou élargir la prime, et non à s’y opposer.

La cheffe de file des députés RN Marine Le Pen avait appelé peu auparavant les oppositions à « travailler ensemble pour imposer des compromis à Emmanuel Macron », estimant qu’il valait mieux une prime que rien du tout.

« Quelques miettes et beaucoup de carbone »

Lors de la discussion générale, la gauche a étrillé un paquet de mesures « au goût de trop peu » (PCF). C’est « quelques miettes et beaucoup de carbone », d’après l’écologiste Sandrine Rousseau. Ces députés vont décliner en amendements leur propre texte « d’urgence sociale » avec hausse du Smic à 1500 euros ou taxation des « superprofits » des grands groupes.

Pour les LR, « le mécontentement et l’incompréhension sont là » et « vous fracturez la société » en accordant des chèques à certains, a accusé leur orateur Thibault Bazin à l’adresse de l’exécutif. Son groupe pousse notamment pour une « baisse du prix du carburant à 1,5 euro par litre ».

« Aucun groupe, aucun parti politique, aucun député n’a intérêt à dire à la fin de la semaine que ce texte n’est pas adopté », sinon « ça veut dire que le pouvoir d’achat des Français ne sera pas protégé », selon la présidente des députés LREM Aurore Bergé.

Le RN prévoit de soutenir le texte

Le groupe RN a déjà prévu de soutenir ce texte « urgent », certains Nupes considèrent que « c’est mieux que rien » et la droite promet d’être « exigeante » sur le financement.

Bruno Le Maire a tendu la main aux LR en se disant ouvert à une défiscalisation des heures supplémentaires plus poussée – comme voté en commission – et à élargir l’indemnisation de ceux qui utilisent leur véhicule pour aller travailler.

L’adoption définitive du paquet pouvoir d’achat, à l’issue d’une navette avec le Sénat, est programmée au 7 août, si le plan du gouvernement se déroule comme prévu. Durant la semaine écoulée, il a subi un premier revers avec le projet de loi sanitaire, amputé d’un article-clé sur le possible retour d’un passe sanitaire anti-Covid pour les entrées dans l’Hexagone.



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