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pourquoi les prochains jours sont à haut risque pour la majorité



pourquoi les prochains jours sont à haut risque pour la majorité

Les députés ont commencé à se pencher ce vendredi sur le projet de loi de finances rectificatives. La coalition présidentielle doit à tout prix parvenir à mobiliser ses élus si elle veut éviter des camouflets en série. Les insoumis comptent bien tenter de faire voter une taxe sur les super-profits.

Un texte qui donne des sueurs froides à la coalition présidentielle. Après l’examen très agité du projet de loi sur le pouvoir d’achat, les députés se penchent désormais sur le projet de loi de finances rectificatives (PLFR). Derrière un intitulé très technique, la macronie veut motiver à tout prix ses troupes, au risque de voir passer des amendements de l’opposition à très haute valeur symbolique si la présence est trop faible dans l’hémicycle.

Problème: le gouvernement qui avait envisagé que le texte commence ce vendredi matin pour s’achever ce samedi a dû revoir son calendrier, puisque le texte pouvoir d’achat a seulement été voté ce vendredi au petit matin. Un détail qui a toute son importance.

« Je doute que tous nos élus soient là »

« On va devoir être là samedi et probablement dimanche. Je doute que tous nos élus soient là un week-end de fin juillet », se lamente un cadre du parti auprès de BFMTV.com.

Soucieux d’apparaître à l’écoute du compromis et ne voulant pas créer de tension dès le début des discussions, Bruno Le Maire a tendu la main ce vendredi après-midi dans l’hémicycle en montrant un visage ouvert.

« Il y a des marges de discussions sur le projet que nous présentons », a assuré ainsi le ministre de l’Économie.

La température est pourtant déjà montée d’un cran en commission des finances, où le texte a été étudié en amont, pile en même temps que l’examen dans l’hémicycle du projet de loi Covid-19. De quoi pousser les élus Renaissance à courir dans les couloirs pour voter le texte, en laissant le champ libre aux députés de l’opposition pour amender le PLFR.

Un amendement sur le rétablissement de l’ISF rejeté in extremis en commission

Plusieurs amendements finalement rejetés à seulement deux voix auraient eu une forte portée politique. Les insoumis ont ainsi tenté de proposer le rétablissement de l’impôt sur la fortune (ISF), enterré par Emmanuel Macron en 2017, au profit de l’impôt sur la fortune immobilière (IFI). La hausse de l’impôt sur les sociétés, l’une des promesses de la France insoumise, est également revenue à plusieurs reprises sur la table.

« Nous, on va être à bloc et on sera tous présents pour pousser nos amendements », sourit un député insoumis.

Mais des macronistes pourraient eux aussi montrer des velléités d’indépendance sur la taxe sur les super-profits, en pleine inflation record. Plusieurs géants ont ainsi engrangé des bénéfices sans précédent ces derniers mois, à l’instar du géant français CMA CGM, troisième armateur mondial qui a engrangé au premier trimestre un bénéfice net record de 7,2 milliards de dollars.

Vers une possible taxe sur les super-profits

Alors que le ministre de l’Économie Bruno Le Maire et Aurore Bergé s’opposent tous deux à cette taxation, d’autres chez Renaissance poussent leur avantage.

« Avec de nombreux députés de la majorité, nous sommes favorables à une contribution exceptionnelle sur les entreprises qui ont dégagé des profits liés à une situation de rente », a expliqué Sacha Houlié, le président de la commission des Lois dans un entretien aux Échos ce mercredi.

Après le retrait de l’amendement de la députée de la majorité Stella Dupont qui partageait ce positionnement, Éric Coquerel a fait savoir sur Twitter qu’il avait « fait reprendre cet amendement en sous-amendement à son nom ».

« Ainsi, les très nombreux députés qui souhaitaient le voter le pourront », a avancé le président de la commission des Finances.

Un geste de Le Maire sur les carburants pour amadouer LR

Le gouvernement espère cependant être parvenu à calmer les députés LR sur le sujet, dont certains sont aussi intéressés par cette taxe.

En guise de geste, Bruno Le Maire a ouvert la porte ce vendredi matin sur BFMTV à une augmentation ou une prolongation de la remise de 18 centimes sur le prix du carburant. Un clin d’œil en direction de ses anciens collègues de droite qui réclament, eux, une remise de 40 centimes.

« Les députés LR sont prêts à faire un geste dans votre sens… à la condition d’avoir gain de cause sur nos exigences prioritaires. À ce stade, nous sommes loin du compte », lui a répondu la députée LR Véronique Louwagie vendredi soir dans l’hémicycle.

Du côté du RN, l’une de leurs principales revendications dans ce PLFR comporte « la suppression de la TVA sur un panier de 100 produits de première nécessité ». Leur amendement souhaitant l’exonération de l’impôt sur le revenu pour les moins de 30 ans, a lui été déjà retoqué.



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