plus d’une centaine de cas de variant indien confirmés par séquençage en France



plus d'une centaine de cas de variant indien confirmés par séquençage en France

54 épisodes impliquant au total plus d’une centaine de cas de variant indien ont été confirmés par séquençage en France. Plusieurs d’entre eux n’ont toutefois aucun lien connu avec un pays étranger.

La présence du variant indien se confirme en France. Dans son dernier point épidémiologique hebdomadaire publié jeudi, Santé Publique France note que plus d’une centaine de cas de variant indien ont été confirmés par séquençage.

L’organisme précise même que « 54 épisodes impliquant au moins un cas » du variant indien ont été rapportés en France au 3 juin, soit huit épisodes supplémentaires par rapport au précédent point épidémiologique hebdomadaire.

Si Santé Publique France ne dresse pas une liste exhaustive des régions où le variant a été détecté, l’établissement relève que la plupart des épisodes déclarés se trouvent en Île-de-France (21), en Auvergne-Rhônes-Alpes (10) et en Nouvelle-Aquitaine (6).

La plupart des épisodes liés à des retours d’Inde

L’organisme public explique que 48 de ces 54 épisodes sont liés à des cas de retour d’un voyage dans un pays étranger. En précision, 40 d’entre eux sont liés à l’Inde et 5 à la Suisse. Viennent ensuite le Népal et les Maldives – deux pays limitrophes à l’Inde – et l’Espagne qui sont chacun liés à un épisode.

« Un cas isolé dans l’Oise avec possible contamination en milieu professionnel en Île-de-France dans un lieu d’échanges internationaux a été rapporté », ajoute Santé Publique France.

Pour mieux traquer le variant indien, il convient avant tout chose de savoir duquel il s’agit. Plusieurs mutations de ce dernier circulent en effet à travers le mondre. Celle qui inquiète plus particulièrement les autorités sanitaires est le sous-lignage B.1.617.2, désormais nommé Delta par l’OMS, dont les donnés suggèrent une transmissibilité plus forte mais aussi une efficacité diminuée des vaccins par rapport à celui-ci. Classé variant préoccupant, il a été détecté dans 43 des 54 épisodes rapportés.

L’autre sous-lignage détecté est le B.617.1 surnommé Kappa. Considéré à ce stade comme variant d’intérêt – les données publiées étant à ce jour insuffisantes pour évaluer son impact – il a été identifié dans sept épisodes.

« Un début de transmission communautaire localisée »

Sur ces 54 épisodes, 21 ont impliqué des cas isolés. Une vingtaine ont été rattachés à des chaînes de transmission dans l’entourage familial ou amical d’un cas, donc facilemnt traçables. Enfin, six ont concerné des « clusters » dans des collectivités et un dans un Ehpad de Provence-Alpes-Côte d’Azur.

« À ce jour, aucun élément en faveur d’une diffusion communautaire significative n’a été rapporté en France mais les données récentes montrent un début de transmission communautaire localisée dans certaines régions », constate l’organisme public.

Mais certaines contaminations interrogent les autorités sanitaires: Santé Publique France, qui ne donne pas d’informations sur deux épisodes, relève que trois épisodes ont été détectés en région francilienne et un dans un cluster familial dans les Landes n’ont aucun lien connu avec un pays étranger.

Dans le cas de cette famille, il s’agit d’un lycéen qui a été testé positif début mai et a contaminé trois membres de sa famille, selon nos confrères de France Bleu. L’adolescent n’a cependant eu aucun contact avec une personne ayant récemment séjourné en Inde ou en Angleterre. L’ARS avance donc l’hypothèse selon laquelle le variant indien circulerait déjà dans le département des Landes.

« La multiplication des épisodes, dont certains sont identifiés tardivement car ils ne sont pas liés à des retours d’Inde ou de pays limitrophes, augmente le risque de transmission autochtone de ce variant », avertit Santé Publique France en conclusion.

Caroline Dieudonné et Hugues Garnier



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