Des centaines de chiens renifleurs pour dépister le Covid-19 déployés dès cet été en France



Des centaines de chiens renifleurs pour dépister le Covid-19 déployés dès cet été en France

Le ministère de la Santé a autorisé la formation de centaines de chiens capables de détecter le virus à l’odeur, après la publication de résultats encourageants par des chercheurs français.

On pourra cet été, au lieu d’un test PCR, se laisser renifler par un chien entraîné à repérer les porteurs du Covid-19. Après plusieurs mois d’hésitation du côté du ministère de la Santé, ce dernier a finalement autorisé le passage aux travaux pratiques, convaincu par des expérimentations concluantes, annonce le JDD ce dimanche.

Une étude, réalisée par l’école nationale vétérinaire d’Alfort (EnvA), dans le Val-de-Marne, montre que des chiens dressés peuvent détecter le Covid-19 avec une précision impressionnante.

Ils ont reniflé des prélèvements de sueur effectués sur les personnes dépistées en parallèle avec des tests PCR. La comparaison des résultats est plus que probante: les chiens sont capables de détecter le virus avec une efficacité de 97%.

Pour le vétérinaire et professeur à l’EnvA Dominique Gransjean, interrogé par BFMTV, « la démonstration est faite que le chien peut rendre service à la société ».

Le défi de la mise en pratique

Mais passer de la théorie à la pratique va demander quelques ajustements. D’abord, le temps d’entraînement des chiens, qui dure aujourd’hui six semaines, devra être réduit pour pouvoir en déployer suffisamment. Selon le Journal du Dimanche, le plan élaboré par Dominique Gransjean implique la mobilisation d’un millier de chiens.

Ensuite, les tests devront pouvoir être réalisés de façon efficace, hors des laboratoires.

« On est en train de travailler sur les moyens de diminuer le temps de formation, et puis surtout de faire en sorte que les tests puissent se faire très rapidement », assure Dominique Gransjean.

Les premiers lieux qui accueilleront ces animaux dressés seront ceux qui voient passer d’important flux de personnes, là où les tests traditionnels sont difficiles à mettre en œuvre.

« Nous travaillons avec la direction générale de la Santé pour essayer de faire une paire de tests opérationnels, peut-être en aéroport, en zone portuaire ou dans de l’événementiel », annonce le chercheur.

Une méthode prometteuse

Si l’entraînement de chiens à détecter le virus du Covid-19 représente une première, il n’y a pas de raison de s’arrêter là, estime Dominique Gransjean.

« Si on a fait cette démonstration sur une maladie virale pour la première fois, cela veut dire que dans l’avenir, d’autres maladies virales pourront être dépistées par le chien », espère-t-il. Comme pour la grippe?



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