comment les autorités tentent de contenir le cluster détecté à Strasbourg


Quatre cas positifs sont « déjà identifiés » et 43 cas contacts sont « en cours d’investigation », précise l’ARS dans un communiqué ce samedi.

Un nouveau cluster concernant le variant Delta – dit aussi indien et B.1.617 – a été détecté au sein de la Haute école des arts du Rhin à Strasbourg (Bas-Rhin), la semaine dernière. Selon les dernières données de l’Agence Régionale de Santé, datées de samedi, 4 personnes positives ont déjà été identifiées et 43 cas contacts sont en cours d’investigation.

Au total, 143 personnes ont été testées entre jeudi et samedi dans l’établissement scolaire. Les tests feront l’objet d’un « criblage systématique » afin de déterminer la présence éventuelle de variant, ajoute l’ARS, qui annonçait samedi « des mesures spécifiques de prévention d’urgence ».

« Je me fais vacciner maintenant, pour préparer la rentrée »

Les autorités sanitaires ont rapidement réagi pour empêcher la circulation de ce variant du Covid-19: la préfecture a prononcé immédiatement la fermeture de l’école d’arts pour une semaine, et des médiateurs Lutte anti Covid (LAC) ont été mobilisés samedi dans les bars et restaurants pour sensibiliser les jeunes au dépistage avec les auto-tests, à la vaccination, mais aussi aux gestes barrières.

Les médiateurs sont là pour « leur dire vous avez la possibilité de vous auto-tester », explique à BFMTV Laure Pain, conseillère médicale ARS Grand Est. « Le maître-mot c’est: ‘je me fais vacciner maintenant, pour préparer la rentrée‘ ».

Des masques, des autotests et des gels hydroalcooliques ont également été distribués gratuitement à Strasbourg.

« Il nous a été demandé de nous faire vacciner, ceux qui pouvaient, et aussi de faire des tests », déclare Manon Roux, étudiante à la HEAR, à BFMTV.

200 doses étaient réservées ce dimanche pour les étudiants, les jeunes de 18-30 ans « et les personnels des bars et restaurants des quartiers ciblés », précise l’ARS. Le week-end prochain ce sont 2600 doses « avec un accès prioritaire ‘coupe fil’ pour s’inscrire », qui sont prévues pour cette population.

D’autres clusters en France

Dans sa dernière analyse de risque liée aux variants émergents, datée du 2 juin, Santé Publique France expliquait que « 55 épisodes impliquant au moins un cas de variant du lignage B.1.617 ont été rapportés » en France. Les régions avec le plus grand nombre d’épisodes détectés sont les régions Île-de-France, Auvergne-Rhône-Alpes et Nouvelle-Aquitaine, explique l’organisme. Il note toutefois que ces chiffres sont sous-estimés « car l’ensemble des cas investigués dans le cadre de ces épisodes ne sont pas systématiquement séquencés ».

Dernièrement, c’est un cluster dans le département des Landes qui avait été signalé. Dans un communiqué daté du 7 juin, l’ARS Nouvelle-Aquitaine écrivait que la diffusion de ce cluster « ne doit pas inquiéter », appelant toutefois à prendre des mesures pour limiter sa diffusion.

« Les données épidémiologiques disponibles montrent une transmissibilité accrue et une efficacité vaccinale légèrement diminuée contre ce variant par rapport au VOC 20I/501Y.V1 [variant britannique, ndlr] surtout en cas de vaccination incomplète », note Santé Publique France.

Le Premier ministre britannique Boris Johnson a averti samedi que la propagation au Royaume Uni du variant Delta était « très préoccupante », faisant craindre un report de la levée des dernières restrictions anti-Covid. « Il est clair que le variant indien est plus transmissible et que les cas et les niveaux d’hospitalisation augmentent », a déclaré à Sky News le dirigeant, en marge du sommet du G7 en Cornouailles. Le variant Delta est désormais majoritaire au Royaume-Uni.

Salomé Vincendon

Salomé Vincendon Journaliste BFMTV



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