en Polynésie, propagation du variant Delta et retour aux restrictions



en Polynésie, propagation du variant Delta et retour aux restrictions

Quarante patients sont actuellement hospitalisés, dont huit en réanimation. Sur place, le gouvernement veut éviter la saturation de l’unique centre hospitalier de la Polynésie française.

Le haut-commissaire et le président de la Polynésie française ont annoncé le retour des restrictions pour endiguer la reprise de l’épidémie de Covid dans ce territoire, liée au variant Delta, lors d’une allocution commune, vendredi soir à Papeete (ce samedi matin à Paris).

« Le taux d’incidence en Polynésie française est passé en deux semaines de 6 pour 100.000 habitants à 267 pour 100.000 », a déclaré le haut-commissaire Dominique Sorain, plus haut représentant de l’Etat dans cette collectivité d’outre-mer.

Mariages et anniversaires interdits

Les rassemblements publics sont désormais limités à 20 personnes et aucun événement rassemblant plus de 500 personnes n’est plus permis. Les mariages et anniversaires sont interdits dans les établissements publics, tout comme les concerts, expositions, brocantes et fêtes foraines. Très prisés en Polynésie, les bingos et combats de coqs sont aussi prohibés.

Les discothèques et salles de bals sont fermées. Les compétitions sportives peuvent se tenir, mais à huis clos. Les veillées funéraires ne pourront accueillir que 15 personnes et les lieux de culte la moitié de leur capacité d’accueil. Ces mesures entrent en vigueur samedi et pour un mois.

Possible retour au couvre-feu

Le haut-commissaire n’a pas exclu un retour au couvre-feu et l’application du pass sanitaire, qui n’a pour l’instant pas été étendu à la Polynésie française. Il envisage également de limiter les déplacements inter-îles.

Le président Edouard Fritch a pour sa part insisté sur l’importance de la vaccination, alors que moins d’un tiers de la population polynésienne est vaccinée et que des dizaines de milliers de doses disponibles pourraient être périmées dans les prochains mois.

Le 13 juillet, plus aucun Polynésien n’était hospitalisé pour Covid. Deux semaines plus tard, 40 patients sont hospitalisés, dont 8 en réanimation.

« Dans 90% des cas, il s’agit de personnes qui ne sont pas vaccinées », a insisté Edouard Fritch.

A deux semaines de la rentrée scolaire, il envisage d’ouvrir des centres de vaccination dans les collèges et lycées. Son gouvernement veut éviter la saturation de l’unique centre hospitalier de la Polynésie française, ainsi qu’une diffusion dans les îles et atolls éloignés de Tahiti, peu équipés en structures de soin, d’autant plus que la prévalence des comorbidités, comme le diabète, l’obésité ou les maladies cardiovasculaires, est importante en Polynésie. Le Covid-19 a tué 149 personnes en Polynésie française.



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