Véran prend la défense du pass sanitaire



Véran prend la défense du pass sanitaire

Dans le nouveau numéro du magazine Society, Olivier Véran justifie la mise en place du pass sanitaire, assurant que s’il y avait une autre solution, il « l’aurai[t] proposée ».

Vaccination, pass sanitaire, antivax… Dans le nouveau numéro du magazine Society, sorti ce jeudi, Olivier Véran revient sur la nouvelle stratégie adoptée par le gouvernement pour freiner la montée de l’épidémie de Covid-19 en France, attisée par le variant Delta.

Contrairement à ce qu’en disent ses détracteurs, le ministre assure que le pass sanitaire n’a pas été mis en place pour « pousser les non-vaccinés à se faire vacciner ou les punir ». Il s’agit, selon lui, de « de permettre à ceux qui sont vaccinés d’avoir une vie la plus normale possible malgré le contexte ».

« Gouverner, c’est faire des choix »

Pourtant, l’ancien médecin neurologue a réaffirmé, comme il l’avait déjà fait à l’Assemblée nationale lors des débats sur le projet de loi du gouvernement, ne pas être forcément pour le pass sanitaire.

« Je l’ai dit et je le redis: le pass sanitaire, ce n’est pas mon truc, à la base. Je n’ai aucune envie de vivre dans un pays où il faut montrer un QR code pour entrer dans un resto. Mais gouverner, c’est faire des choix pour protéger, dans l’intérêt général. Et là, je passe par-dessus ma propre perception parce que je ne vois pas de meilleure option pour sauver des vies et sortir de la pandémie », a-t-il insisté auprès du quinzomadaire, reprenant des éléments de langage égrénés lors de ses dernières interventions.

La stratégie britannique désavouée

« S’il y avait une autre solution, croyez-moi, je l’aurais proposée », a-t-il encore affirmé, avant de détailler les trois options qui s’offraient au gouvernement, tâclant au passage la stratégie du Royaume-Uni:

« La première: ne rien faire – c’est la stratégie anglaise, et ils ont eu du bol parce que l’épidémie décline, mais je ne sais pas ce que ça aurait donné sinon. (…) La deuxième: ‘Si ça monte, on confine tout le monde!’ Et la troisième option est celle qui est poussée par les scientifiques: ‘Si vous fermez tout pour tout le monde, vous aurez le même impact sur l’épidémie que si vous laissez ouvert pour les gens qui sont vaccinés.' »

« Quand on pose l’équation avec ces trois scénarios-là, je ne suis pas sûr que grand monde prendrait une autre décision que la nôtre », a-t-il défendu auprès de Society.

« On n’est pas en train d’instaurer quelque chose dans la durée »

Olivier Véran a, en tout cas, souhaité apaiser le débat sur le pass sanitaire, soulignant qu' »il existe dans le droit jusqu’au 15 novembre, puis il s’autodétruit », avant d’ajouter: « On n’est pas en train d’instaurer quelque chose dans la durée. »

Quant aux anti-pass sanitaire qui avancent l’argument des « libertés individuelles », le ministre de la Santé a souhaité leur opposer le concept de « responsabilité collective ». Selon lui, s’il y a plus de 200.000 personnes qui manifestent certains week-end contre cette nouvelle mesure, « il y en a deux à trois fois plus qui se font vacciner dans la journée ».

Clément Boutin Journaliste BFMTV



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